Fabriquée à Point de Rue par des jeunes de la rue et chapeautée par l’artiste trifluvien Jean Beaulieu, cette œuvre venait conclure le projet des vitraux, un projet qui aura duré 10 années.
En tout, 18 vitraux qui ont été légués à la ville. Cela représente 75 000 morceaux de verres, sans compter que le projet a réuni plus de 44 jeunes marginaux de la rue.
Avant le dévoilement du vitrail, Yvon Deschamps a eu droit à une chanson composée par les jeunes de la rue.
L’humoriste a ensuite pris la parole pour dire quelques mots aux jeunes : «Dans la vie ça prend toujours une espèce d’étincelle pour nous faire changer de parcours. Ça m’est arrivé. J’ai eu un parcours très difficile à l’adolescence», raconte Yvon Deschamps.
«Il y a eu un juge qui a été gentil avec moi. Il m’a donné un mois pour trouver du travail. Je me suis trouvé une job par hasard: messager à la discothèque de Radio-Canada. Ç’a changé ma vie. Je venais d’un milieu où je travaillais et on me donnait des coups pieds dans le derrière, et là j’étais entouré de monde respectueux et ambitieux. Je souhaite à tous les jeunes que ce moment-là leur arrive pour leur permettre de se trouver eux-mêmes et, surtout, à s’aimer», précise-t-il.
Les jeunes de Point rue n’ont pu retenir leurs larmes face à la conclusion du projet des vitraux et aux discours qui les encensaient.
Plus de 90% des participants à ce projet ont réintégré le marché du travail, en retournant aux études ou en élaborant des projets personnels. Le projet des vitraux aura permis à ces jeunes de se forger un avenir beaucoup plus prometteur que celui qui les attendait.

