Les appréhensions diffèrent d’un individu à un autre mais, dans la majorité des cas, chacun finit par y trouver son compte. Il suffit de trouver la résidence qui nous convient.
Des quatre personnes contactées par l’Hebdo Journal à la Résidence Jean XXIII, le niveau d’adaptation a été différent, mais elles ont toutes fini par se sentir bien.
«J’avais l’impression qu’une résidence c’est un endroit fermé et loin du monde. Finalement, je me sens parmi le monde. Il y a de la vie ici. La vie continue même si on est en résidence», souligne Suzanne Bourassa.
Prendre la décision soi-même
Certains prennent la décision d’aller en résidence parce qu’ils vivent seuls, parce que leur maison est rendue trop grande pour eux ou pour cause de maladie.
«J’ai pris la décision moi-même à l’âge de 83 ans. Est-ce qu’il faut attendre d’être malade pour partir en résidence? J’ai pris cette décision parce qu’un jour ou l’autre j’aurais dû la prendre. Je connais plusieurs personnes qui sont touchées par l’Alzheimer et je ne voulais pas que mes enfants aient à prendre cette décision sans savoir où me placer», indique Anita Gélinas.
«J’étais très malade. C’est pour cela que je suis venue vivre en résidence. Je n’étais plus en forme pour entretenir la maison toute seule. S’occuper du gazon, de la neige et tout le reste c’était beaucoup trop», admet Marie-Reine Tessier.
Même si les responsabilités sont moins grandes en résidence, faire le deuil de sa maison n’est pas toujours facile.
«J’étais habituée dans ma grande maison de huit pièces. Maintenant je vis dans un studio. Au début, c’était un grand changement. J’ai vécu 44 ans dans ma maison c’est pour cela que j’ai dû faire le deuil», ajoute Mme Tessier.
Confidence
Au niveau de l’adaptation, chacun finit par se faire à l’idée. Parfois, quelques-uns prennent la décision de leur propre chef et s’adaptent plus rapidement.
«Je suis bien ici. Je suis venu visiter et il y avait une chambre de libre. Un mois plus tard, j’emménageais. J’ai senti que c’était la bonne place et je ne le regrette pas», confie Jean Lacroix.
L’accueil des autres résidents et du personnel a un impact sur la capacité d’intégration afin que le nouvel arrivant ne se replie pas sur lui-même et qu’il se fasse une place parmi les autres.
«J’ai la chance d’avoir une bonne voisine de chambre avec qui je peux parler. C’est important d’avoir quelqu’un avec qui on peut échanger pour se confier», confie Mme Bourassa.
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