Le groupe espère sensibiliser la population à «l’importance de faire du français la véritable langue officielle et commune pour en assurer l’avenir au Québec».
«Tous les ans, il entre au pays l’équivalent d’un comté en immigrants. Si on laisse perdurer ça, le français va se perdre», affirme Roger Kemp, porte-parole du Mouvement Québec français, région Mauricie.
Mario Beaulieu, président du Mouvement Québec français, précise: «Au Québec, nous sommes tombés sous le seuil de 80% de la population dont la langue maternelle est le français. Une des causes est le taux d’immigration. C’est que lorsque les nouveaux arrivants allophones changent de langue, ils se tournent surtout vers l’anglais».
M. Kemp se désole qu’un employé responsable des achats dans une entreprise d’ici doive parler anglais pour transiger avec des petites entreprises unilingues anglophones de Montréal.
«Je pense qu’il faut faire ce débat au Québec, car plus Montréal s’anglicise, plus on marginalise les régions», croit M. Beaulieu.
«Si on peut empêcher que la situation soit la même ici et à Montréal, ce sera déjà un pas de géant», ajoute M. Kemp.
L’organisation a déjà entamé une tournée des écoles pour que, par exemple, la majorité des chansons présentées lors des galas et spectacles de fin d’année soient en français.
On retrouve des cellules du Mouvement Québec français en Montérégie et dans le Bas-St-Laurent, en plus de Montréal et de la Mauricie.
