« La SGDN présente aux citoyens le contenu du document Élaboration du processus pour choisir un site, afin de choisir un processus pour la sélection d’un site où entreposer l’ensemble des déchets nucléaires du pays », explique la porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources naturelles. « Or, nous ne voulons absolument pas enfouir des milliers de tonnes d’uranium usé au Québec », poursuit-elle.
Ayant à cœur le bien-être des Québécoises et des Québécois et les intérêts du Québec, le Bloc Québécois s’est tout de suite senti interpellé par la démarche de la SGDN et tenait à formuler quelques observations et recommandations.
« Le processus de sélection de la SGDN est principalement concentré au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et en Saskatchewan. Les trois premières provinces possèdent toutes des installations nucléaires sur leur territoire. Sur un total de 22 installations au Canada, 20 se trouvent en Ontario, une au Nouveau-Brunswick et une au Québec », souligne Paule Brunelle. « Le Bloc Québécois croit que la désignation d’une province comme potentiel hôte du dépôt géologique profond devrait tenir compte de la quantité de déchets produits sur son territoire. Il nous semble profondément inéquitable que le Québec se retrouve sur la liste des endroits potentiels, alors que la part relative de ses déchets ne peut que diminuer », soulève-t-elle.
« De plus, nous espérons que la Société de gestion des déchets nucléaires révisera son processus à la lumière des observations et des recommandations formulées par le Bloc Québécois, qu’elle aménagera pour les provinces toute la place qui leur revient de droit, qu’elle portera une attention particulière à l’épineuse question du transport des déchets irradiés et qu’elle s’efforcera de présenter une version française de son site Internet », souhaite Paule Brunelle.
Au moment où le Centre hospitalier régional de Trois-Rivières commence à ressentir les effets de la pénurie d’isotopes médicaux, le Comité permanent des Ressources naturelles recevra demain le ministère des Ressources naturelles au sujet du dossier de Chalk River. À titre de porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources naturelles, la députée Paule Brunelle participera à cette séance. La ministre Lisa Raitt est appelée à comparaître à l’occasion de cette étude des installations d'Énergie atomique du Canada limitée situées à Chalk River et sur l'état de la production d'isotopes d'application médicale.