Il faut dire que je ne suis jamais allé en Bulgarie et qu’au Québec, je n’ai jamais goûté des vins bulgares haut de gamme.
Le Bulgares, jadis les Thraces du temps de l’Antiquité, font du vin depuis des millénaires. Pendant la tutelle soviétique, les seuls vins bulgares exportés hors du Comecon étaient destinés à certains marchés promotionnels en Scandinavie ou ici en Amérique du Nord.
Depuis les changements politiques, beaucoup d’investisseurs étrangers s’y sont installés. Des fonds, des terrains à des prix dérisoires et des conditions parfois excellentes sur le plan géologique et climatique, comme cette partie (une des quatre de la Bulgarie) productrice viticole: Thracian Valley.
Pas très slave comme nom n’est-ce pas? Quand l’exportation est visée, on prend les moyens en conséquence.
Dans cette région donc dont on dit avoir des qualités semblables à la Toscane, pas étonnant que des Italiens s’y soient établis.
Edoardo Miroglio qui a fait fortune dans le textile et le vin y a établi son entreprise en 2002. Après 22 millions d’euros et trois ans d’attente, ses premières cuvées ont sorti en 2005.
En voici un exemplaire, ce mélange de merlot et mavrud (noir en bulgare), aux parfums et aux saveurs irréprochables. Un vin moyennement corsé et sans gêne même pour des connaisseurs. Servir autour de 16 degrés.

