Charest pointé du doigt par la FPJQ

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La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, section Mauricie, dénonce vivement la discrimination dont ont été victimes les journalistes de Radio-Canada Mauricie et de TVA Trois-Rivières dans le cadre de la tournée du chef libéral Jean Charest dans la région de la Mauricie.

Dans le cadre d'une activité de la campagne électorale qui se déroulait à Trois-Rivières, les journalistes de Radio-Canada Mauricie et de TVA Trois-Rivières se sont vu interdire l'accès à l'autobus du chef libéral alors que tous les autres représentants des médias régionaux (presse écrite quotidienne, presse écrite hebdomadaire, stations de radios) ont pu y entrer.

Même sans caméramans, les journalistes n'ont pu être admis. Un responsable des communications qui contrôlait l'accès à l'autobus de campagne a indiqué au journaliste de Radio-Canada Mauricie qu'il n'y avait plus de place à l'intérieur de l'autobus au moment précis où celui-ci a voulu y entrer.

La FPJQ-Mauricie déplore vivement cette interdiction d'accès qui visait spécifiquement certains journalistes ou certains médias. Le chef d'une formation politique ne doit pas pratiquer de discrimination envers les représentants de la presse. Nous croyons fermement que les médias qui se sont vu empêcher l'accès à Jean Charest lors de cette rencontre (qui était pourtant une rencontre de presse) ont été lésés dans leur travail qui consiste à bien informer la population.

Par conséquent, c'est le droit du public à l'information qui s'en trouve bafoué. Les médias, quels qu'ils soient, doivent pouvoir faire leur travail adéquatement. Nous déplorons vivement l'attitude de l'attaché de presse et de l'équipe de campagne de Jean Charest pour cette attitude discriminatoire. Nous pensions que l'époque où on triait les journalistes sur le volet était révolue.

En empêchant les journalistes de médias crédibles de pouvoir poser des questions importantes sur des enjeux régionaux, le chef libéral et son équipe privent une grande partie de la population d'avoir accès à une information pertinente, de qualité et diversifiée quant aux enjeux de la présente campagne électorale.

À notre avis, il s'agit clairement d'une tentative de nuire au travail des journalistes et de les empêcher de poser des questions légitimes, ce qui est intolérable dans une société où le travail des journalistes est essentiel à une bonne démocratie, à la liberté de presse et au droit du public à l'information.

L'exécutif de la FPJQ-Mauricie souhaite fortement que de telles situations ne se reproduisent plus. Nous souhaitons que le chef libéral et son équipe s'engagent à ne plus empêcher l'accès à un ou à des journalistes lors d'activités destinées à la presse.

La FPJQ-Mauricie regroupe près de 70 journalistes oeuvrant en Mauricie et au Centre-du-Québec. Elle est une branche régionale de la FPJQ, qui compte plus de 2000 membres au Québec et qui défend la liberté de presse et le droit du public à l'information. L'exécutif de la FPJQ-Mauricie compte des représentants du Nouvelliste, de TVA-CHEM, de Radio-Canada Mauricie, d'Info Astral Médias et de Cogeco.

Organisations: FPJQ, Cogeco

Lieux géographiques: TVA Trois-Rivières, Mauricie, Québec

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  • gateyel
    gateyel
    11 août 2012 - 13:28

    Samedi,11 août 2012 « La Fédération professionnelle des journalistes du Québec, section Mauricie, dénonce vivement la discrimination dont ont été victimes les journalistes de Radio-Canada Mauricie et de TVA Trois-Rivières…» …« Par conséquent, c'est le droit du public à l'information qui s'en trouve bafoué. Les médias, quels qu'ils soient, doivent pouvoir faire leur travail adéquatement. » C’est curieux qu’ils se sentent frustrés alors qu’on leur applique la même médecine qu’ils utilisent eux-mêmes envers les gestes politiques. Par ailleurs, nous n’avons pas la même vision de « pouvoir faire leur travail adéquatement » ; quant au « droit du public à l’information », j’en suis, mais à une information objective. À voir la manière dont le conflit étudiant a été couvert par ces deux médias, c’est évident que le gouvernement sortant n’avait rien à foutre de l’objectivité de ces derniers. Ces médias suivaient les contestataires 24/24 et leur donnait des entrevues, même s’ils n’avaient rien de nouveau à présenter. [Je ne veux pas prendre parti sur le bien-fondé de la démarche des étudiants, car je conteste moi-même les malversations du gouvernement]. Je constate que les journalistes de ces médias sont paresseux ; des vrais ronds de cuir. Lorsqu’ils ont un os à ronger, ils le rongent jusqu’à la moelle ; il ne faut pas les distraire. Pendant la période des contestations étudiantes, c’est comme si la terre avait arrêté de tourner ; aucune autre nouvelle nationale ni internationale. Le fait qu’ils accordent 80% du temps d’antenne à un événement qui en soi est secondaire crée de toutes pièces un climat de panique qui se reflète au niveau international. Nous pouvons remarquer aussi cette paresse chronique, chaque été. Ils déterrent un os dans leur jardin de l’insignifiance ; la sécurité des piscines résidentielles. Ils ressortent les reportages en « cannes » ; et peuvent partir en vacance sans trop d’effort. Le droit du public à l’information ; on repassera ! La même partialité se retrouve sur l’édition internet de Radio-Canada. J’ai tenté, à quelques reprises, d’y laisser un commentaire. Cependant, même si mon commentaire respectait en tout point les règles de la « nétiquette », rien à faire. On retient seulement les commentaires qui suivent leur ligne de pensée, même si plusieurs commentaires ne sont que des répétitions. De plus, plusieurs des commentaires retenus ne suivent pas la règle qui interdit d’argumenter avec les autres intervenants. J’ai compris assez vite et depuis, j’apporte peu de crédibilité à ces médias.