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Un embranchement ferroviaire pour Marmen

Un embranchement ferroviaire pour Marmen

Un embranchement ferroviaire pour Marmen

Marie-Ève Bourgoing-Alarie
Publié le 13 Octobre 2009
Publié le 24 Janvier 2010
Marie-Ève Bourgoing-Alarie

L’usine Marmen, du secteur Cap-de-la-Madeline, pourra prochainement compter sur un embranchement ferroviaire sur son terrain. C’est que le ministère des Transports a octroyé une subvention de 250 000$ à Chemins de fer Québec-Gatineau inc. pour la construction de cet accès ferroviaire qui desservira bientôt l’usine et qui lui permettra d’exporter des tours d’éoliennes jusque dans le Midwest américain.

Sujets :
Marmen , Transports , Port de Bécancour , Ontario , Québec

Grâce à cet embranchement, les pièces fabriquées par Marmen pourront être chargées directement sur des wagons, dès leur sortie de l’usine. Présentement, le transport vers les différents marchés nord-américains s’effectue encore par camion ou jusqu’au port de Bécancour où le chargement est transféré sur une barge ou dans des wagons. Conformément aux propos d’Anne-Marie Perron-Carle, conseillère aux communications pour Marmen, «il s’agit d’un plus pour l’usine de bénéficier de plus de possibilités de moyens de transport». «Cela contribuera à diversifier l’offre de transport dans la région. D’ailleurs, cet embranchement constitue un gain important, tant sur le plan économique qu’environnemental, puisque le transport ferroviaire est 13 fois plus écologique que le transport routier par camion», explique pour sa part Julie Boulet, ministre des Transports.

Par ailleurs, ce projet, dont le coût total s’évalue à 500 000$, contribuera à diminuer les coûts d’entretien et de conservation, de même qu’à améliorer la compétitivité de l’usine sur le marché. Il faut dire qu’il y a quelques années seulement, il n’y avait pas de réelle compétition sur le marché et Marmen a été dans les premières entreprises à investir dans le domaine de l’énergie éolienne. «On espère grossir et atteindre une production de 1000 tours par année. Pour l’instant, on en produit 600 annuellement. On veut toujours en faire plus, évoluer, et le train va nous permettre de mieux faire compétition dans le marché», précise Vincent Trudel, vice-président de l’exploitation chez Marmen. Il ajoute que la venue du transport ferroviaire ne remplacera pas le camion qui demeure encore utile pour les exportations en Ontario et dans des états américains plus près du Québec, comme New-York.

L’accès ferroviaire devrait être en fonction sous peu.

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