Nous lui avons posé quelques questions à propos de divers enjeux régionaux et d'autres pour connaître la femme derrière la politicienne
Malgré de nombreux efforts des différents acteurs de la communauté, le taux de chômage à Trois-Rivières reste élevé. Qu’est-ce qu’un gouvernement péquiste peut faire pour améliorer la situation au cours des quatre prochaines années?«Nous croyons que la région a un grand potentiel, toujours dans le secteur forestier. Je ne veux pas qu'on néglige ça parce que c'est une ressource renouvelable. Si on continue d'investir en forêt, on doit trouver des nouveaux débouchés, de nouveaux produits et de nouveaux marchés. Par exemple, on peut utiliser le bois dans la construction de nos infrastructures comme les écoles, les hôpitaux, les arénas, etc. Bref, on doit faire en sorte que nos architectes recommandent le bois dans les appels d'offres. Deuxièmement, on doit aller vers les deuxième et troisième transformations du bois (biomasse, biocarburant). De plus, on doit supporter les entrepreneurs et décideurs de la Mauricie pour diversifier l'économie. C'est de cette façon qu'on remettra la région sur les rails.»
La population de Trois-Rivières, comme celle de la Mauricie, est l’une des plus âgées du Québec. Vous vous retrouvez devant une salle où sont rassemblés tous les gens de 50 ans et plus de la région. Ils sont inquiets pour l’avenir. Qu’est-ce que vous leur dites? Qu’est-ce que vous avez à leur proposer pour les quatre prochaines années?«On souhaite qu'ils puissent vivre en santé et chez eux le plus longtemps possible, si c'est leur choix. Nous allons nous assurer qu'une bonne évaluation de la situation soit faite pour chaque personne qui commence à avoir un problème d'autonomie. Ce faisant nous leur offrirons le service approprié. De plus, on s'assurera qu'un coup de pouce sera donné notamment pour le ménage par le biais des entreprises d'économie sociale. On s'assurera également que les personnes âgées puissent être suivies par un médecin de famille sans aller à l'hôpital.»
Quelle est la personne, homme ou femme, dans l’histoire, que vous auriez aimé rencontrer, le temps d’un café?«Ce serait Gro Harlem Brundtland. Elle a été première ministre de la Norvège et c'est sous sa gouverne qu'a été adopté le rapport Brundtland sur la notion de développement durable. Elle a dirigé un petit état et a été présidente de l'Organisation mondiale de la santé. C'est une femme exceptionnelle. Je crois qu'elle pourrait m'encourager dans ce que je fais. C'est une femme envers laquelle j'ai beaucoup d'admiration.»
Dans votre vie personnelle, de quoi êtes-vous la plus fière jusqu’ici?«Je suis très heureuse de ma vie de famille. Je trouve que c'est mon plus bel accomplissement personnel. J'ai un conjoint avec lequel je vis depuis 42 ans et mes enfants ont chacun leur vie professionnelle. Je crois qu'ils sont heureux dans ce qu'ils font. Je suis très fière d'eux.»

