Les résultats de l’étude démontrent que les entreprises professionnelles possèdent des besoins importants en matière de main d’œuvre. Présentement, il y a 450 emplois à combler.
Les employeurs se sont montrés ouverts à embaucher des travailleurs formés à l’étranger afin de réussir à pourvoir tous ces postes.
«Ce qui nous a surpris c’est cette ouverture. On ne pensait pas que ce serait aussi majeur. C’est un défi pour nous parce qu’il n’y a pas beaucoup de ressources en région. Il nous reste à faire un lien entre ceux qui accueillent les nouveaux arrivants et les intervenants en milieu de travail», explique Catherine Raymond, directrice générale de la SDC.
Cette tendance à vouloir recruter du côté des travailleurs formés à l’étranger s’explique par la pénurie de candidats.
«On s’est aperçu que 49% des employeurs ne sont pas capable d’avoir une masse critique de curriculum vitae pour combler un poste. Soit on manque de main-d’œuvre ou qu’elle ne se fait pas connaître», indique Mme Raymond.
Les 2000 postes à combler sont répartis dans 12 domaines différents. Les quatre domaines les plus interpellés seront ceux de la santé (25 %), du génie et des techniques de génie (16 %), des communications, du marketing, du graphisme et des technologies des médias (11 %) ainsi que de l’intervention sociale (11 %). Les emplois liés à la comptabilité, à la gestion et à l’administration seront aussi populaires (13 % pour les 2 domaines combinés).
Ce portrait de l’emploi au centre-ville inquiète Mme Raymond.
«Ce n’est pas seulement le centre-ville qui va se retrouver avec ce problème. On espère que ça va donner lieu à une préoccupation commune pour que les différents intervenants puissent se parler entre eux», souligne-t-elle.

