«Ça fait 12 ans que je travaille dans le domaine de l’immobilier. D’après moi, si les développements à Trois-Rivières sur Saint-Laurent se font et que la Ville donne des subventions aux gens du quartier avoisinant pour des rénovations, le quartier Ste-Cécile ne pourra qu’en bénéficier», mentionne Lise Girardeau, adjointe exécutive à la Chambre immobilière de la Mauricie.
Le courtier immobilier Jean-Pierre Boutin, chez Royal Lepage, est d’avis que Ste-Cécile est le quartier qui risque fortement de devenir un secteur couru dans les prochaines années. «À côté de Trois-Rivières sur Saint-Laurent les gens vont faire comme sur le Plateau à Montréal. Ils vont acheter et rénover. C’est sûr que Ste-Cécile va devenir un quartier recherché. Dans quatre ou cinq ans, ça va être majeur.»
Selon lui, dès que la Ville va commencer à travailler avec les promoteurs pour la construction des condos, le quartier Ste-Cécile va devenir attrayant. «C’est sûr que de tels investissements, ça va probablement permettre au quartier de prendre de l’expansion. Ça peut être très positif pour Ste-Cécile», indique Claude Arvisais, courtier chez RE/MAX.
Pertes d’emploi
Le taux de chômage à Trois-Rivières était de 8,3% au mois de juin. Selon Mme Girardeau, il est difficile de relier les récentes pertes d’emplois aux fluctuations du marché immobilier. Kruger a annoncé en mai dernier la perte de 440 emplois.
«À chaque choc économique on est jamais arrivé à dire qu’il y a un effet direct. Les gens vont tenter de tout faire pour garder leur maison», explique Mme Girardeau.
Le prix des maisons à Trois-Rivières figure parmi les plus bas au pays. Le prix moyen est de 152 000$. Il n’est toutefois pas possible de parler d’aubaines immobilières, parce que le prix est ajusté au coût de la vie des Trifluviens.
«Si notre marché de l’emploi était celui de Montréal ou de Calgary, la valeur de nos maisons serait plus élevée. À Trois-Rivières ce n’est pas nous les meneurs économiquement parlant. Tant mieux pour nos acheteurs!», ajoute Lise Girardeau.
Record construction
Depuis la fusion, la Ville affiche des records en termes de construction. De janvier à juin 2010, la hausse a atteint 121%.
«Il y a deux ou trois ans, on était en manque d’immeubles à revenus. Ça doit être pour cette raison qu’on voit de plus en plus de nouveaux logements destinés à la location», observe Mme Girardeau. Le segment des logements destinés à la location a enregistré la plus forte hausse avec 43% selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement.

