«On ne sent pas encore d’impact depuis le 19 avril (date à laquelle les nouvelles règles ont été mises en place) . J’ai communiqué avec la Société canadienne d’hypothèques et de logement et du côté national on ne constate pas de changements», observe David Bélanger, directeur placement et financement à la Caisse Desjardins des Trois-Rivières.
Depuis le 19 avril, les emprunteurs doivent souscrire aux conditions d’une hypothèque à taux fixe de cinq ans, le refinancement hypothécaire se fait maintenant à 90% plutôt qu’à 95% et la mise de fond initiale pour les acheteurs qui n’habiteront pas la maison doit être d’au moins 20% du prix de vente.
«Les gens posent plus de questions et veulent connaître l’impact de ces règles sur leur prêt, mais jusqu’à maintenant ça n’a pas d’influence sur le marché», souligne Guillaume Bareil, conseiller en finances personnelles à la Banque Nationale de la rue Barkoff. «Toutefois, en ce qui concerne le refinancement peut-être que ça aura une incidence dans le futur, mais pas pour le moment», ajoute-t-il.
Du côté de la Banque de Montréal, on ne s’attend pas à de grands changements étant donné que les règles étaient déjà un peu plus sévères à cette institution financière. «Chez BMO les normes étaient déjà strictes concernant le refinancement. On le faisait à 90% depuis un bon moment. Donc on ne pense pas avoir une hausse ou une diminution de volume», mentionne David Houle, directeur de la succursale BMO Centre les Rivières.
Hausse des taux
En ce qui concerne la hausse des taux hypothécaire, les clients ayant déjà des prêts sont plus nombreux à s’inquiéter et à contacter leur conseiller. Au cours des derniers mois, les banques ont été nombreuses à hausser leur taux. «La hausse dure depuis quelque temps. Les gens avec des taux variables se demandent s’ils doivent le fixer vu la situation. Ils nous appellent parce qu’ils veulent être rassurés. Par contre, c’est rare qu’on voit des personnes changer de produit en cours de route», indique M. Bélanger.

