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«Les entrepreneurs bilingues possèdent un atout majeur»

«Dans notre région, [maîtriser l’anglais] est encore une réalité si une entreprise désire se développer au niveau national et international, mais ça dépend des secteurs.»

«Dans notre région, [maîtriser l’anglais] est encore une réalité si une entreprise désire se développer au niveau national et international, mais ça dépend des secteurs.»

Martin Sylvestre
Publié le 11 Juillet 2012
Publié le 11 Juillet 2012
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Mythe ou réalité? La connaissance de la langue anglaise joue-t-elle un rôle de premier plan dans le monde des affaires à Trois-Rivières? Absolument, répondent les intervenants du milieu.

Sujets :
Yves Marchand , Jeune Chambre , Centre de langues internationales Charpentier , Mauricie , Trois-Rivières , Montréal

Afin de contribuer de façon significative au développement de leur PME, les entrepreneurs d’ici se doivent de traverser les frontières de la Mauricie.

La méconnaissance de l’anglais pourrait en affecter quelques-uns puisque la plupart du temps, le processus s’effectue dans la langue de Shakespeare.

«Dans notre région, c’est encore une réalité si une entreprise désire se développer au niveau national et international, mais ça dépend des secteurs. À Montréal, certains n’ont même pas besoin d’apprendre le français», souligne Marili B. Desrochers, présidente de la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie (JCCM).

«Les entrepreneurs bilingues possèdent un atout majeur. Tu es mal pris si tu brasses des affaires et que tu ne parles pas un mot d’anglais», fait part Yves Marchand, directeur général d’Innovation et Développement Économique (IDE) Trois-Rivières.

Un phénomène généralisé

Même si le bilinguisme n’est pas une des forces des citoyens trifluviens, il serait faux de croire que ce phénomène est exclusif à notre région.

«C’est certain que Trois-Rivières ne peut pas se targuer d’avoir une main-d’œuvre bilingue, mais ce n’est pas un problème propre à la Ville. Au Québec, nous avons tardé à apprendre l’anglais qui est une langue primordiale dans le milieu des affaires», soutient M. Marchand.

Mais un changement de cap est en voie de s’opérer au sein de la population.

«Pendant la dernière crise économique, plusieurs personnes voulaient apprendre l’anglais afin d’ajouter une corde de plus à leur arc. Actuellement, nous ne comptons pas plus de compagnies parmi nos clients, mais plusieurs suivent des cours pour garder leur poste», avise Catherine Ouellet, directrice du Centre de langues internationales Charpentier (CLIC) de Trois-Rivières.

«Je n’ai pas de chiffres, mais la tendance que nous remarquons est que de plus en plus de dirigeants et d’étudiants veulent maîtriser une seconde langue», ajoute M. Marchand.

Le mandarin s’en vient

Alors que plusieurs se lancent dans l’apprentissage de l’anglais, le langage mandarin commence à pointer le bout de son nez.

«En Amérique du Nord, la langue des affaires est toujours l’anglais. Par contre, les Chinois commencent à être plus actifs sur les marchés internationaux. En raison de leur nombre, le mandarin va peut-être détrôner l’anglais un jour. Pour les entrepreneurs d’ici un marché international peut s’ouvrir à ceux qui mettent les efforts», indique Mme Desrochers.

Il semblerait que plusieurs sont déjà proactifs, car les cours de mandarin sont de plus en plus demandés depuis deux ans du côté du CLIC Trois-Rivières.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    cyrille
    - 11 Juillet 2012 à 13:49:15

    Trois-Rivières n'est certainement pas un cas isolé dans le monde. Aux confins du monde francophone et du monde germanique, le bilinguisme de la population a longtemps été le meilleur atout de la région Alsace. Après 60 de politique de francisation, on s'étonne que les jeunes ne puissent plus chercher du travail en Allemagne car ils sont désormais monolingues. Partout le même dilemme : être bilingue et s'ouvrir ou rester monolingue et s'isoler ?

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