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Les coopératives à l’image des jeunes

Cet environnement de travail s’applique aux jeunes de la génération Y.

Cet environnement de travail s’applique aux jeunes de la génération Y.

Sylvie Branch
Publié le 8 Février 2012
Publié le 8 Février 2012
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Entre 13 et 16 projets de coopératives voient le jour chaque année en Mauricie et au Centre-du-Québec, un mouvement qui n’est pas en voie de s’éteindre.

Sujets :
Territoire de la Mauricie , Québec

«Le nombre de coopératives qui se créent est toujours en croissance d’année en année», assure Annie Roy, directrice générale de la Coopérative de développement régional (CDR) Centre-du-Québec/Mauricie.

Une coop naît d’un besoin de la communauté. Par exemple, lorsqu’il n’y a plus de dépanneur et que les citoyens doivent faire 30 km pour aller chercher du lait ou du pain, il y a un besoin collectif d’avoir un service de proximité.

Génération Y

Cet environnement de travail s’applique aux jeunes de la génération Y. Pour ces jeunes de moins de 30 ans, l’important est de trouver du plaisir dans leur travail et un équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle.

«Ils ont vu leurs parents travailler 90 heures par semaine. Ils ne veulent pas faire ça. On voit plusieurs jeunes travailleurs intéressés par les coopératives. C’est attrayant pour eux puisqu’il y a une juste répartition des tâches. La coop s’applique aux aspirations de la génération Y», affirme Mme Roy.

Modèle flexible

La CDR participe au développement socio-économique de la région et apporte un soutien aux projets en voie de développement ainsi qu’aux coopératives existantes.

Depuis sa création en 1996, la CDR a contribué au maintien et à la création de plus de 1 500 emplois. On compte plus de 230 coopératives sur le territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

Selon Mme Roy, 75 % des coopératives dans la région sont situées en milieu rural.

La formule s’applique à tous les secteurs d’activité autant en milieu urbain que rural. Il y a des coopératives agricoles, de santé, de centres de la petite enfance, de travailleurs actionnaires et même de relève d’entreprise.

«Ça m’étonnerait que les coopératives disparaissent. C’est un outil comme un autre pour développer l’économie. Dernièrement on a vu des entreprises fermer, dont une papetière à Québec. On a entendu des gens dire: «Pourrait-on faire une coop avec cette papetière?» Il faut trouver un moyen de s’approprier notre milieu. On a besoin des entrepreneurs privés et des grandes entreprises, mais aussi des coopératives», croit Mme Roy.

Ce modèle apporte plusieurs avantages pour les entrepreneurs. La principale réside en la répartition de la charge de travail.

«Il y a une structure et des lois à respecter. Le poids et la charge sont répartis sur l’ensemble des membres», explique Mme Roy.

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