Afin de faire la lumière sur cette question, deux jeunes entrepreneurs ainsi qu’un spécialiste de la relève d’entreprise ont raconté leur histoire et partagé leurs bons coups au cours d’un dîner-conférence.
Stéphanie Renière a fait l’acquisition de l’entreprise Fleurs Illico en 2008. La PME, fleurissante depuis 25 ans, changeait alors de main.
«J’ai décidé de miser sur la continuité car l’entreprise avait une clientèle fidèle et une bonne réputation. Un des avantages de prendre la relève de quelqu’un comparativement à partir sa propre entreprise est qu’on peut compter sur des employés déjà formés. Ils ont été mes meilleurs professeurs», informe la jeune femme.
De son côté, Maxim Gélinas a pris les rênes de l’entreprise familiale en compagnie de ses deux frères. Selon le vice-président des opérations chez Aspasie (entreprise de présentoirs à mèches de cheveux), il existe deux éléments clés pour réussir une bonne transition.
«Il faut se parler et avoir confiance. C’est souvent plus difficile de faire la transition dans une entreprise familiale. Dans une relève à plusieurs il faut que chacun prenne ses responsabilités. Nos parents jouent un rôle de mentors, mais ne s’imposent pas au niveau des opérations tandis qu’avec les clients, il faut maintenir le lien de confiance et la «business» va suivre», fait-il observer.
Des étapes à suivre
Réussir une bonne transition ne se fait pas en claquant des doigts.
«La préparation est déterminante autant chez le vendeur que chez l’acheteur. Le rythme est important comme lorsqu’on danse le tango. Les deux partenaires doivent être en communion», explique Steven Morinville d’Innovation et Développement économique Trois-Rivières (IDE).
L’activité était organisée par la Jeune Chambre de commerce de la Mauricie (JCCM) en collaboration avec IDE Trois-Rivières dans le cadre de la Semaine de l’emploi en Mauricie.

