Par Sandrine Jobin
Coordonnatrice régionale à l'exportation
Carrefour Québec International
Pour le nouvel exportateur, tout comme pour l’exportateur aguerri, il devient ainsi intéressant d’explorer la possibilité d’aller jouer ailleurs que dans la cour de son voisin.
Pour les entreprises qui décident de se lancer, l’exportation sur des marchés dits non traditionnels est souvent une bonne affaire. Entre 2001 et 2008, les exportations canadiennes sur ces marchés ont d’ailleurs augmenté de 12,3 %, comparativement à 0,7 % pour les États-Unis.
Exportation et développement Canada (EDC) a même récemment dit que si la cadence se maintient, d’ici 2025 l’exportation et les investissements du Canada vers les marchés émergents et autres marchés non traditionnels pourraient représenter jusqu’à 50 % de nos échanges commerciaux.
Miser sur les marchés non traditionnels
Les avantages que revêt l’exportation vers les marchés non traditionnels sont, quant à eux, nombreux. Nous pouvons entre autres parler de la profusion d’opportunités dans plusieurs secteurs d’activité.
Par exemple, en matière d’infrastructures, d’énergie, de transport et de construction, les besoins des pays émergents sont très grands; surtout pour les pays qui tentent d’accéder à l’Union européenne.
De plus, dans ces pays, la concurrence y est également souvent moins féroce. En effet, même si la tendance décrite par EDC se maintient, il y a fort à parier que la lutte pour y obtenir des parts de marché restera pour quelques années encore moins grande qu’aux États-Unis.
Un autre avantage pourrait être la prolongation du cycle de vie de certains produits. Un produit dont les ventes s’essoufflent pourrait retrouver une seconde vie dans un pays moins développé.
Enfin, les réformes politiques avantageuses, qui permettent de stimuler l’économie de pays émergents et dont les entreprises étrangères peuvent profiter, sont un aspect non négligeable. L’abolition des taux de douane en est un exemple.
Chine et Russie
Les pays non traditionnels qui ont la cote sont ceux du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Tous des marchés à forts potentiels, avec des croissances économiques qui ne semblent pas vouloir s’essouffler.
La Chine et la Russie occupent d’ailleurs une place très haute dans la liste des priorités du gouvernement Québécois qui souhaite y voir une augmentation des échanges commerciaux.
La Turquie, 16e puissance mondiale, présente également des opportunités intéressantes dans plusieurs secteurs d’activité tels que la construction et la métallurgie.
La Pologne, nommée affectueusement la petite Chine de l’Europe, est quant à elle souvent oubliée des exportateurs, mais présente elle aussi d’innombrables occasions d’affaires, surtout dans les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique.
Vous pouvez faire appel, en tout temps, aux services de votre organisme de promotion des exportations pour vous aider à cibler les marchés qui correspondent le mieux à vos produits et services.
Pour nous joindre, visitez www.cqinternational.org. Par téléphone : 819 475-0039, poste 100. Par courriel : communication@cqinternational.org
