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Une demande en mariage au Festival de la Poésie

Gaston Bellemare et Maryse Baribeau, président et directrice générale du Festival international de la Poésie de Trois-Rivières. Photo, archives, Marie-Eve Alarie.

Gaston Bellemare et Maryse Baribeau, président et directrice générale du Festival international de la Poésie de Trois-Rivières.

Marie-Ève Bourgoing-Alarie
Publié le 7 Octobre 2012
Publié le 7 Octobre 2012
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La 28e édition du Festival international de la Poésie prend fin ce soir à Trois-Rivières et les organisateurs de l’événement, Gaston Bellemare et Maryse Baribeau, sont des plus enthousiastes au moment d’en faire le bilan.

Sujets :
Vieille Prison de Trois-Rivières , Gatineau

«L’achalandage en général a augmenté. Les auteurs ont été beaucoup plus nombreux à nous envoyer leur manuscrit dans l’espoir de remporter l’un des prix du festival. On a aussi remarqué une hausse du public dans les ateliers», souligne Gaston Bellemare, président du Festival international de la Poésie.

«Les poètes nous ont également confié que les gens étaient moins gênés à aller les rencontrer. On pense que c’est grâce aux ateliers qui permettent aux visiteurs de mieux comprendre la poésie, de l’expérimenter et de côtoyer des poètes (…) On avait pratiquement entre 25 et 30 participants à chaque atelier. On pense à élargir l’espace physique du festival pour pouvoir accueillir davantage d’amateurs de poésie dans les ateliers», ajoute Maryse Baribeau, directrice générale.

«Il y a une magie particulière entre le public, les poètes et l’organisation du festival. C’est comme s’ils entraient ailleurs. Quand ils franchissent la porte, ils entrent dans une bulle de poésie», soutient M. Bellemare.

Poètes en prison

Plusieurs moments forts ont ponctué l’événement. L’activité Poètes en prison s’est avérée parmi les plus populaires. Six poètes étaient répartis en autant de cellules à la Vieille Prison de Trois-Rivières, dans le noir, seulement éclairés par une lampe de poche.

«On fermait la porte de la cellule derrière chaque groupe pour qu’ils se sentent réellement en cellule, pris quelque part. Après chaque lecture de poème, les groupes changeaient de cellule. Ça a très bien fonctionné et on souhaite reprendre le contexte dans l’avenir. On veut faire davantage d’expérience poésie du genre», confie Mme Baribeau.

L’activité Liberté de parole a également connu un succès appréciable.

«Oui, je le veux!»

Si cette 28e édition restera marquée dans les mémoires, c’est aussi en raison d’un moment inattendu: la première demande en mariage de l’histoire du festival.

«Le jeune homme est venu me voir à mon bureau pour m’expliquer qu’il voulait demander sa copine en mariage. Il avait passé l’après-midi dans un atelier avec un poète pour écrire un poème spécialement pour sa demande en mariage. On s’est organisé pour que le soir-même, le couple soit au restaurant où un poète lirait le poème, expliquant qu’il a été écrit par un homme qui se trouve dans le restaurant», raconte Mme Baribeau.

«Le poète a lu le poème puis il a dit: «Andréanne, ce poème est pour toi». Là, le jeune homme de 6 pieds 4 pouces s’est agenouillé devant elle et l’a demandé en mariage avec la bague et tout. Certaines personnes pleuraient dans le restaurant. C’était magnifique. Ils venaient de Gatineau pour prendre part au festival», conclut-elle, encore tout emballée par ce moment.

Vers le 30e

La 28e édition n’était pas encore terminée que déjà, l’organisation du festival planchent sur les prochaines éditions de l’événement qui chemine vers son 30e anniversaire.

«On commence déjà à préparer la 29e et la 30e édition. On lance nos idées, car on veut aussi que la 30e édition du festival soit grandiose», indique Mme Baribeau.

Le poète à l’honneur l’an prochain n’a pas encore été déterminé, mais on peut s’attendre à ce que le Festival international de la Poésie prépare une activité spéciale commémorant les 60 ans de la maison d’édition L’Hexagone, spécialisée en poésie.

«Comme Gaston Miron en était l’un des fondateurs, son œuvre aura sûrement une place dans la programmation du festival l’an prochain», conclut M. Bellemare.

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