«Hello, I’m Johnny Cash». C’était la façon dont le bad boy débutait traditionnellement ses concerts. David James n’a pas fait exception, en y ajoutant même un bonjour pour épater la galerie. «J’aurais aimé que Johnny soit ici ce soir, mais il est juste en haut, avec sa femme June», a-t-il lancé. Bon. James fera l’affaire.
Vêtus de noir, évidemment, le chanteur canadien et ses acolytes de Big River, Todd Sacerty (basse, voix), Colin Stevenson (batterie) et Duncan Symonds (guitare), ont attiré un public relativement nombreux, mais très (trop?) calme.
Pourtant, David James a bien pastiché la voix du célèbre baryton, atteignant des profondeurs abyssales impressionnantes, notamment dans Daddy sang bass.
Pas pour rien qu’on lui a demandé de réaliser la voix de Cash dans le documentaire My Father and the Man in Black, écrit et dirigé par le fils de Saul Holiff, celui qui a été manager de l’homme en noir.
Les Walk The Line, Cry Cry Cry, Hey Porter, San Quentin, I Got Stripes ou Hurt ont bien tiré quelque cris de joie, mais sans plus. Plusieurs femmes n’auraient cependant pas refusé de monter sur scène pour jouer les June Carter dans Jackson. Mais non, David James s’en charge aussi. Vaste registre.
«May his memory never die», a lancé le clone qui lançait des «God bless you all» à profusion. Oui, la mémoire de Johnny Cash était bien vivante ce soir. C’est plutôt la foule qui semblait à deux doigts du trépas.

