Le choix d’Éric Lapointe par le centre de thérapie et de désintoxication peut paraître surprenant. Toutefois, le directeur général Yvon Carignan, croit que l’artiste a pris de la maturité ces dernières années.
«Depuis sa sortie d’hôpital, ce gars-là a eu une bonne prise de conscience. Je ne connais pas le reste de sa vie privée quant à savoir s’il consomme encore ou non. Ce que je sais, c’est qu’il a pris une décision sérieuse en décidant d’avoir des enfants. Pour ma part, j’ai vu beaucoup de monde dont la vie a changé à travers les yeux de leurs enfants. Nous lui avions déjà demandé de faire notre spectacle annuel, mais il avait refusé. S’il a accepté cette fois, c’est qu’un changement s’est opéré», informe-t-il.
L’objectif de l’événement, placé sous la présidence d’honneur de la députée Danielle St-Amand, est d’amasser des fonds pour aider le plus grand nombre de gens possible à vaincre leur dépendance.
Profitant de l’occasion, Rosaire Hébert, président de la Maison Carignan a dévoilé qu’on étudiait la possibilité de créer des logements supervisés, à même le site du centre, pour éviter que les personnes rechutent à leur sortie de thérapie.
«Nous voulons créer un milieu de vie favorable à la réussite. Ce serait un milieu intermédiaire pour amener la personne à passer 12 mois sobre», conclut-il.

