«Ce que je voulais, c’était de faire parler les jeunes. S’ils se reconnaissent dans le film, ça va beaucoup plus aller les chercher que s’ils croient qu’il s’agit de fiction», explique le réalisateur.
Quelques jeunes abondent dans le même sens, établissant un lien avec les publicités produites par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ): «C’est pas comme les annonces de la SAAQ, où ça fait rien, on sent que c’est faux. Dans le film, c’est du monde comme vous et moi et ça paraît.»
«J’ai beaucoup apprécié les témoignages qui m’ont fait comprendre les vraies conséquences de faire de la vitesse,» a ajouté une autre étudiante. Un autre a complété en disant que «ça montre des conséquences qu’on ne verrait pas autrement.» Le documentaire met en vedette les témoignages de véritables victimes d’accidents de la route, de leurs familles ou de leurs amis. «On pleurait tous», a ajouté une jeune fille à la sortie de la salle.
Une autre a vu ses convictions renforcées par les réalités que montre le documentaire: «J’étais déjà déterminée à ne pas conduire dangereusement, mais le film m’a donné une bonne raison de continuer de cette manière.»
Mais le constat qui ressort le plus, tant du côté des jeunes que de l’équipe de production, est qu’il est crucial que le plus grand nombre de gens possible voit le film. « Il y a réellement un effort qui est fait pour que les gens voient le documentaire. Des écoles et même des entreprises travaillent pour permettre aux gens de le voir », a expliqué M. Arcand. «Même qu’il y a un concessionnaire automobile qui a gracieusement payé les billets pour qu’une école puisse y aller.»
En Mauricie, les policiers de la Sûreté du Québec ont distribué des billets pour aller voir «Dérapages» aux jeunes qui étaient en règle lors des barrages policiers des deux dernières semaines.

