«C'est comme si les amateurs de science-fiction ne nous le pardonnent jamais quand nous interprétons autre chose que le rôle qui nous a rendu célèbre», lance-t-il en souriant, dans un entretien en tête-à-tête avec l'Hebdo Journal. «Pour eux, je demeurerai toujours Daniel Jackson, quoi que je fasse d'autre. C'est pourquoi il est important pour des acteurs comme moi de décrocher d'autres rôles, pour ne pas être catégorisés, enfermés dans un certain type de rôle. Vous savez, la plus grande qualité d'un acteur, d'abord et avant tout, c'est d'être capable de personnifier un peu n'importe qui», poursuit M. Shanks.
«On dirait que les gens t'évaluent quand tu sors du milieu de la science-fiction. C'est difficile, parce que l'on dirait qu'on doit se surpasser plus que jamais afin de seulement atteindre les attentes minimales des amateurs», conclut le président d'honneur de l'édition 2012 de l'événement.
Un rôle à part
Pour Michael Shanks, il est encore plus difficile de se séparer d'un rôle lorsqu'on l'a interprété pendant 10 ans. «Les gens du milieu de la science-fiction me connaissent pour mon rôle de Daniel Jackson dans Stargate SG-1, mais en-dehors de ça, je fais encore face à des producteurs ou à des réalisateurs qui ne savent absolument pas qui je suis! "Michael qui?", "Et qu'avez-vous fait de marquant dans votre carrière?"… Ceci démontre que le monde de la sci-fi est assez restreint.
Mais heureusement, il réussit à se démarquer. «J'avais peur de la réaction du public, parce que je joue un médecin dans Saving Hope, quelque chose d'assez différent de mon rôle dans Stargate SG-1. Jusqu'à présent, la réaction est plutôt bonne, tant mieux!», se réjouit-il.
Et qu'a-t-il le plus apprécié de son séjour à Trois-Rivières ? «Me réveiller dans ma chambre d'hôtel et voir le soleil se lever sur la ville. Trois-Rivières est vraiment une ville magnifique», conclut-il.

