Cette sortie médiatique a été effectuée pour que Peter Kent, ministre de l’Environnement, responsable de Parcs Canada, réévalue la situation et considère les impacts de sa décision concernant cet attrait touristique trifluvien. Outre de revoir l’abolition des postes, un réajustement de la période d’ouverture est aussi demandé.
À noter qu’une première lettre avait été envoyée au ministre Kent le 3 mai, mais le mutisme est toujours total de ce côté.
«À compter de l’an prochain, les Forges du Saint-Maurice seront ouvertes uniquement du 24 juin jusqu’à la fête du Travail ce qui signifie que nous ne recevrons plus de groupes scolaires. C’est déplorable. De plus, nous demandons d’avoir quelques guides pour faire de l’animation, car on ne peut pas visiter un site comme ici avec uniquement des panneaux. Si les règles ne changent pas, on se dirige tranquillement vers une fermeture éventuelle, car aujourd’hui le visiteur veut avoir un contact avec les gens», exprime Josée Grandmont, présidente de Culture Mauricie.
Un site Facebook
Afin de montrer l’importance des Forges-du-Saint-Maurice, petits et grands sont conviés sur le site cet été pour participer aux diverses activités interactives. Le public est également invité à exprimer son attachement et ses préoccupations à propos du lieu historique sur la page Facebook «J’aime les Forges».
«Nous sommes au premier pas d’une opération de mobilisation pour que les gens de la Mauricie se réapproprient les Forges-du-Saint-Maurice», fait part le député de Trois-Rivières, Robert Aubin.
«En ce moment, l’explication du gouvernement est que l’achalandage ne justifie pas l’allongement des plages horaires et le maintien des emplois. Nous n’avons pas le droit de ne pas livrer la bataille et nous allons le faire jusqu’à ce que nous ayons une réponse», ajoute-t-il.

