«Quand Ciné-Campus a débuté il y a 43 ans, mes parents venaient assister aux projections. Je voulais y aller, mais j’étais trop jeune. Je suis un passionné de films», indique M. Filteau.
Tout comme Ciné-Campus, le cinéphile a soufflé 43 bougies cette année.
Une trentaine de films sont projetés chaque année. En 25 ans, il en a vu plus de 750. «C’est toujours un plaisir pour moi de voir des films. J’aime surtout les décors, les trucages. Je décortique les films.»
Son préféré est «Le fabuleux destin d’Amélie Poulin», répond-il sans hésitation, à cause de l’histoire, l’imaginaire, l’humour et le côté technique. Selon lui, ce film est pratiquement parfait. Il avoue d’ailleurs avoir un faible pour les films français.
Bien qu’il puisse voir plusieurs films chaque année, il trouve un désavantage à son métier: «Je ne peux pas être dans la salle. Par contre, j’ai des écouteurs sans fil qui me permettent d’entendre le film et je le regarde au loin.»
Cinéphile
Louis a complété une formation de 500 heures de pratique pour devenir projectionniste. Le cinéaste Michel Audy est l’un de ceux l’ayant formé. Depuis l’époque où il était élève au Séminaire, les techniques ont bien changé. Toutefois, toutes les 20 minutes il doit remplacer la bobine pour que le film puisse suivre son cours.
«C’est ce qui fait la différence entre un bon et un moins bon projectionniste. Lorsqu’on peut changer la bobine et que les gens dans la salle ne s’en rendent pas compte.»
Au cours de ses 25 ans de carrière auprès de Ciné-Campus, Louis est d’avis qu’il en a appris beaucoup sur le cinéma. «J’ai pu découvrir différents types de films, ça m’a permis de découvrir de nouvelles choses et à apprécier davantage le monde du cinéma.»
