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Des films plein la tête!




Louis Filteau est projectionniste  à la salle Léo-Cloutier du Séminaire St-Joseph. Photo, Sylvie Branch/L’HEBDO JOURNAL

Louis Filteau est projectionniste à la salle Léo-Cloutier du Séminaire St-Joseph. Photo, Sylvie Branch/L’HEBDO JOURNAL

Sylvie Branch
Publié le 30 Août 2010
Publié le 30 Août 2010
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Étudiant en quatrième secondaire au Séminaire Saint-Joseph en 1984, Louis Filteau s’intéressait déjà au monde du cinéma. Il a commencé comme ouvreur pour Ciné-Campus et dès 1991 il est devenu projectionniste. Il s’occupe toujours des bobines de la salle Léo-Cloutier 25 ans plus tard.

«Quand Ciné-Campus a débuté il y a 43 ans, mes parents venaient assister aux projections. Je voulais y aller, mais j’étais trop jeune. Je suis un passionné de films», indique M. Filteau.

Tout comme Ciné-Campus, le cinéphile a soufflé 43 bougies cette année.

Une trentaine de films sont projetés chaque année. En 25 ans, il en a vu plus de 750. «C’est toujours un plaisir pour moi de voir des films. J’aime surtout les décors, les trucages. Je décortique les films.»

Son préféré est «Le fabuleux destin d’Amélie Poulin», répond-il sans hésitation, à cause de l’histoire, l’imaginaire, l’humour et le côté technique. Selon lui, ce film est pratiquement parfait. Il avoue d’ailleurs avoir un faible pour les films français.

Bien qu’il puisse voir plusieurs films chaque année, il trouve un désavantage à son métier: «Je ne peux pas être dans la salle. Par contre, j’ai des écouteurs sans fil qui me permettent d’entendre le film et je le regarde au loin.»

Cinéphile

Louis a complété une formation de 500 heures de pratique pour devenir projectionniste. Le cinéaste Michel Audy est l’un de ceux l’ayant formé. Depuis l’époque où il était élève au Séminaire, les techniques ont bien changé. Toutefois, toutes les 20 minutes il doit remplacer la bobine pour que le film puisse suivre son cours.

«C’est ce qui fait la différence entre un bon et un moins bon projectionniste. Lorsqu’on peut changer la bobine et que les gens dans la salle ne s’en rendent pas compte.»

Au cours de ses 25 ans de carrière auprès de Ciné-Campus, Louis est d’avis qu’il en a appris beaucoup sur le cinéma. «J’ai pu découvrir différents types de films, ça m’a permis de découvrir de nouvelles choses et à apprécier davantage le monde du cinéma.»

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