Ça chauffe au Nord!

Steven
Steven Guilbeault
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Géant nordique aux côtés du Canada

la Russie a subi en août une terrible canicule : les températures enregistrées ont fracassé tous les records établis depuis qu’on a commencé à enregistrer les températures en 1880. La tragédie russe a le mérite de nous rappeler que les pays du Nord, comme le Canada, ne sont pas immunisés contre les ravages des changements climatiques .

La sécheresse qui accompagnait ces températures très élevées a coûté à la Russie une bonne partie de sa récolte de blé et a forcé le gouvernement russe à stopper ses exportations de blé. Étant donné que la Russie est le 4e plus important exportateur de blé au monde, le manque à gagner russe a provoqué la hausse du prix de cette céréale sur les marchés internationaux. On paiera donc notre pain plus cher cet automne …

Dans le rapport synthèse qu’il a soumis en 2007, le  Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat (GIEC) insistait que, dans un monde qui se réchauffe, il était très probable d'observer davantage de vagues de chaleur. 

Déjà, une telle affirmation n’a rien de très réjouissant; mais il y a plus inquiétant encore. Des scientifiques ont récemment établi que la sécheresse provoquée par l’augmentation des températures a détruit de vastes étendues de végétation; comme tous les végétaux, celles-ci, avant de tomber sous la chaleur et le manque d’eau, absorbaient du CO2. Pour toute la période 2000-2009, c’est donc 550 millions de tonnes de gaz carbonique qui n’auront pas été « siphonnées » par une végétation disparue. C’est l’équivalent  des émissions annuelles d’un grand pays comme  la Grande-Bretagne!

Je n’écris pas cela pour jouer au prophète de malheur! Ce n’est pas mon genre. Mais si, comme beaucoup d’indices le laissent penser, on est en train d’entrer dans une phase du réchauffement global où le réchauffement provoque plus de réchauffement encore, alors, vaut mieux « se mettre les yeux devant les trous » plutôt que de se mettre la tête dans le sable! 

De façon à éviter un emballement du climat, à la manière de ces Toyota dont l’accélérateur restait coincé, il faut impérativement que les émissions mondiales de GES plafonnent d’ici 2020 pour ensuite décroître rapidement. 

Organisations: Groupe d'experts intergouvernemental

Lieux géographiques: Russie, Canada, Grande-Bretagne

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