L'avortement refait surface

Richard
Richard Cléroux
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Nospoliticiens sont parfois difficiles à suivre dans leurs propos. Ils se contredisent, se dédisent et ne savent parfois plus ce qu’ils disent.

Prenons la question de l’avortement.

Commençons par la déclaration de Lawrence Cannon, le très étrange ministre des Affaires étrangères,  le 19 mars de cette année à la veille de la réunion du G-8 sur la santé maternelle.

Le gouvernement, selon Cannon, évitera « non seulement de financer des services d’avortement, mais aussi d’améliorer l’accès à la contraception. »   

Quoi? Qu’est-ce que Lawrence Cannon a contre la pilule?  C’est une décision qui a pour objectif de  « sauver des vies, ajoute-t-il. »

Deux heures plus tard, Stephen Harper affirme que ce n’est pas vrai. Son ministre a dû déparler.  Pas question de limiter la contraception.

Ouf ! On est passé proche de la revanche des berceaux.

Puis c’est au tour de Bev Oda, la ministre de la Coopération internationale, de se mettre les pieds dans les plats. Elle déclare catégoriquement au Globe and Mail le 28 avril : « le Canada ne financera pas l’avortement ni la promotion de l’avortement. »  

Le mouvement pro-vie se réjouit, le Cardinal Marc Ouellet aussi. Il s’empresse de féliciter Harper. 

Le  17 août la ministre Josée Verner s’en prend au cardinal. Il est allé trop loin. Mais plutôt que de partir en croisade sur la question, le cardinal part pour Rome.

Le 2 septembre la ministre Oda revient à la charge. Elle se contredit ouvertement :  « Tant que c’est légal dans le pays le Canada soutiendra des services d’avortement si on le lui demande. » 

Le groupe très militant du « REAL Women » antiféministe, anti-avortement, anti homosexualité, anti syndicaliste pique une crise. La vice-présidente Gwen Landolt accuse Oda d’être «  parti sur une espièglerie. » 

Harper n’a plus de choix. Il doit prendre position. Le Premier ministre envoie son porte-parole Dimitri Soudas au front.  Celui-ci déclare à la Presse canadienne  : « Nous avons été très clairs sur le fait que nous ne financerons pas l’avortement. »

Ouais! « Clairs? » Quand? Et les ministres Cannon, Verner et Oda?

On attend toujours de savoir qui sera le prochain à se mettre les pieds dans les plats.

Organisations: Affaires étrangères, Globe and Mail

Lieux géographiques: Canada, Rome

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