Mauvaise tournure pour Harper...

Richard
Richard Cléroux
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Ça devait être l’été où les choses commençaient à aller mieux pour le Premier ministre Harper, l’année de sa majorité électorale.

Surtout après tout l’argent qu’il a dépensé, les millions pardessus milliards: les Olympiques, les coûts exorbitants des sommets, la visite de la Reine, le patronage, les chars blindés, les avions de chasse et quoi encore.

Un surplus de 12 milliards $ qui est devenu un déficit de 53 $ milliards, le plus élevé dans l’histoire du Canada – le cadeau de Harper à nos enfants.

Il voulait se servir des sommets pour refaire son image sur le plan international. Fini de se faire appeler le « dinosaure » de l’environnement dans le reste du monde. 

Les choses ont commencé à se gâter avec les sommets du G-8 et du G-20, avec cette orgie de patronage de 52 millions $ dans le comté du ministre Tony Clement.   

Harper voulait parler de santé maternelle sans parler de planification familiale. Il a fait rire de lui. Les leaders du monde étaient beaucoup plus intéressés aux milliers des protestataires dans la rue qu’au lac artificiel créé pour eux.  Deux autres millions $ mal dépensés.

Et comme si ce n’était pas assez,  Harper a décidé, pour des raisons encore inconnues, d’abolir le recensement canadien, outil indispensable qui date de 1666 et de l’Intendant Jean Talon. Il y en a qui prêchent l’ignorance; Harper lui, en fait une loi.

Ça provoque un tollé de protestations même parmi « son monde » qui l’appuie fidèlement d’habitude : les compagnies pétrolières, les banques, les chambres de commerce, les associations professionnelles, les municipalités, toutes les provinces, les hommes d’affaires, les femmes d’affaires, même les enfants d’affaires, s’il en existe.  

Deux cents groupes représentant tous les courants de la société : même la religion le critique : des « évangéliques » protestants, le  Congrès Juif Canadien, à la sainte église catholique.

Maintenant, lorsque la session reprendra plus tard ce mois-ci, Harper sera à nouveau devant le registre des armes à feu. Maintenant il s’est mis les policiers à dos et les populations urbaines – soit 80% du Canada  -  contre lui. 

En Chambre il faut s’attendre à la même vieille affaire : des politiciens qui hurlent des injures d’un côté et de l’autre de l’enceinte, des questions qui demeurent sans réponse et encore des débats sur la torture en Afghanistan et le scandale de l’affaire Rahim Jaffer. Ça n’en fini plus. 

Si les libéraux avaient un leader de la trempe de Jean Chrétien ou de Pierre Trudeau ça fait longtemps que Harper serait débarqué.

Le voilà maintenant réduit à nous faire peur avec des pauvres réfugiés tamouls, les traitant de « terroristes » et de « vendeurs de chair. » 

L’été est fini et politiquement, l’automne est presque perdu pour Harper. Trop d’occasions manquées. L’argent de la relance a été dilapidée. Tout est à reprendre. 

Les seuls espoirs sont que l’économie pourrait s’améliorer ou encore que les libéraux fassent des gaffes impardonnables. Ils sont toujours bons pour ça. 

Et qui sait ce que le printemps prochain apportera!

Organisations: Congrès Juif, Chambre

Lieux géographiques: Canada, Afghanistan

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