Sans faute!

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Je l'ai rencontrée pour la première fois sur une scène. Curieusement, elle ne semblait pas intimidée par les projecteurs et les centaines d'yeux braqués sur nous. J'ai mis cette aisance sur le compte de son métier. Juste avant de dévoiler les lauréats de la Grande Finale internationale de La Dictée P.G.L., on l'a présentée à la foule: Annie Beauchamp, enseignante, et gagnante d'un voyage au Mali.

Pendant cinq années, Annie a «vécu» la dictée avec ses élèves. Elle les a préparés en explorant avec eux le vocabulaire et les activités propres à chaque thématique, mais aussi, en participant à la collecte de fonds.

Car écrire sans faute, ça rapporte! En demandant à leurs proches une petite contribution pour chaque mot bien écrit, les écoliers de quelque 1200 établissements primaires à au pays permettent de soutenir plusieurs projets à travers la francophonie. La Fondation Paul Gérin-Lajoie et chacune des écoles se partagent à parts égales les dons recueillis.

«Ce n'est plus la dictée formelle telle que vue par le passé. C'est une des seules activités de financement qu'on fait et, généralement, ça fonctionne assez bien», reconnaît la jeune enseignante à l'école Catherine-Soumillard, à Lachine.

20 ans de sensibilisation

Pour le 20e anniversaire de La Dictée P.G.L., un concours a été lancé. Annie Beauchamp, gagnante chez les enseignants, prendra part à une aventure humanitaire au Mali. Au sein d'un petit groupe recueillant des dons pour la Fondation Paul Gérin-Lajoie, elle se rendra notamment dans des cantines scolaires et visitera une école de formation professionnelle.

Ces interventions au Mali ont largement bénéficié des dons amassés ici, notamment grâce à la dictée. «C'est la principale entrée de fonds pour la Fondation», affirme son président, François Gérin-Lajoie.

Les enseignants en profitent pour sensibiliser les élèves aux réalités d'autres pays. «Les thèmes abordés par la dictée sont souvent liés aux valeurs de la Fondation et ça me touche, tout comme ça touche les enfants, soutient Annie. Ils nous amènent à connaître d'autres cultures. Ça nous ouvre sur le monde.»

«Pour plusieurs, c'est un premier contact avec ces réalités», affirme le comédien François-Étienne Paré, porte-parole de la Fondation et animateur des six dernières finales de La Dictée P.G.L.

Une classe, un pays

Le personnel de l'école Catherine-Soumillard va encore plus loin cette année. Inspirée par l'aventure que s'apprête à vivre leur collègue de 5e année, chaque classe est représentée par un pays de la francophonie.

Il va sans dire que celle d'Annie Beauchamp s'intéresse au Mali. En novembre, le volet artistique est à l'honneur. En janvier, le groupe recevra la visite de François-Étienne Paré. Il racontera son expérience au Mali en 2010, que s'apprête maintenant à vivre leur professeur.

«Je crois que ce voyage renforcera mes valeurs sur l'importance de l'éducation et, comme les enfants vont le vivre, ça va davantage m'ouvrir sur le monde.» Et lorsqu'on enseigne dans un milieu multiethnique, l'ouverture sur le monde est une valeur indispensable…

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