La généalogie démystifiée…et plus accessible que jamais

Marie-Ève
Marie-Ève Bourgoing-Alarie
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Combien de fois avons-nous entendu l'adage «Il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va»? Eh bien jusqu'au 30 novembre, la Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs proposent à la population de la région de se familiariser avec leur passé à l'occasion de la Semaine nationale de la généalogie, soulignée dans la région pour une deuxième année consécutive.

Plusieurs activités sont au programme, dont la conférence Généalogie et Internet. Le conférencier Michel Boutin montrera comment utiliser, à partir de chez soi, plusieurs outils accessibles sur Internet pour retrouver les traces de nos ancêtres. La conférence sera donnée à la Bibliothèque de la Société de généalogie, au 1800, rue St-Paul à Trois-Rivières. (26 novembre, 19h)

Sophie Morel, archiviste-coordonnatrice du Centre d'archives de la Mauricie, proposera le lendemain une initiation à la généalogie en présentant les ressources et outils à exploiter. L'activité aura également lieu au 1800, rue St-Paul. (27 novembre, 19h)

«On va démystifier la façon dont on peut faire son arbre généalogique. On peut avoir tendance à penser que ce sont les férus d'histoire qui sont en mesures de remonter jusqu'aux débuts de la Nouvelle-France dans leur arbre généalogique, mais en fait, c'est quelque chose d'accessible à tous», affirme Mme Morel.

Au Centre d'archives de la Mauricie, où il y aura des portes ouvertes le 30 novembre de 12h à 16h, Sophie Morel constate que l'arbre généalogique s'humanise de plus en plus.

«L'intérêt ne se limite pas qu'à l'arbre généalogique. On veut aussi documenter nos ancêtres, faire l'histoire de la famille. On ne s'intéressera donc pas qu'aux dates du baptême, du mariage ou du décès de notre ancêtre: on veut aussi en connaître plus sur sa vie à l'époque. Par exemple, grâce à un contrat d'achat de terre, on peut savoir à quel moment un ancêtre a fait l'acquisition d'une terre dans un village. Par ailleurs, les notaires pouvaient aussi faire un inventaire des viens à la suite d'un décès. C'est un moyen de savoir que ce notre ancêtre possédait. Ce processus rend plus humains ces ancêtres qui nous ont précédés», explique Mme Morel.

Un saut au 17e siècle

À l'occasion de la journée portes ouvertes du Centre d'archives de la Mauricie et du Centre-du-Québec (225, rue des Forges, bureau 208), les visiteurs pourront profiter de visites guidées, d’ateliers sur la généalogie (comment démarrer leurs propres recherches) et pourront également découvrir leur centre d’archives ainsi que les trésors qu’il recèle.

Quel genre de trésor? Disons simplement que le document le plus ancien que l'on y retrouve date de… 1639!

«Il s'agit d'un acte de concession de la Seigneurie de Batiscan aux Jésuites. Comme il n'y avait pas encore de notaire à Trois-Rivières à cette époque (NDLR: la ville a été fondée en 1634) l'acte a été rédigé à Paris», raconte Sophie Morel.

Entièrement rédigé à la main d'une calligraphie soignée, le document impressionne.

Autre petit trésor: un message écrit sur une écorce de bouleau.

«C'est beau de voir la réaction des gens lorsqu'on leur sort un document plus ancien sur un de leurs ancêtres. Plusieurs sont émus devant ces documents», confie Mme Morel.

Toujours dans le cadre de la Semaine nationale de la généalogie, la bibliothèque de la Société de généalogie de la Mauricie et des Bois-Francs ouvrira ses portes au public le 1er décembre de 12h à 16h. Les visiteurs pourront découvrir les instruments de recherche disponibles sur place et les 15 000 titres de la bibliothèque. Ça se passe au 1800, rue St-Paul.

Un ancêtre de Guy A. Lepage en Mauricie?

L'intérêt de la population pour la généalogie est grandissant depuis de nombreuses années, selon Sophie Morel. Ce qui explique ce phénomène? «Je pense que le fait qu'il existe de plus en plus de ressources disponibles en ligne contribue à la hausse de l'intérêt envers la généalogie», avance-t-elle.

«Autrefois, il fallait se rendre dans une société généalogique ou un centre d'archives, y consulter des registres, utiliser des bobines microfilms… Il fallait un goût assez marqué pour la généalogie. Aujourd'hui, on a accès à une multitude de ressources 24 heures sur 24 au bout des doigts. On constate aussi que la généalogie n'intéresse pas que les retraités. Beaucoup de personnes plus jeunes, encore sur le marché du travail, communiquent avec nous par courriel, utilisent le site de la Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ) et les ressources en ligne», ajoute-t-elle.

L'intérêt envers la généalogie est tel que Radio-Canada a pris le pari d'en faire la base d'une émission. L'équipe de Qui êtes-vous? accompagne des artistes dans la recherche de leurs ancêtres.

D'ailleurs, Sophie Morel a participé à l'émission consacrée à Guy A. Lepage qui a eu à passer par le Centre d'archives de la Mauricie. Évidemment, impossible d'en savoir plus pour l'instant. L'épisode en question sera diffusé sur les ondes de Radio-Canada le 7 décembre.

Le Centre d'archives en bref

Le Centre d'archives de la Mauricie et du Centre-du-Québec est l'un des 10 centres d'archives régionaux de la BANQ. Sa mission est d'acquérir, conserver et de mettre en valeur le patrimoine documentaire publié et archivistique du Québec. Le Centre offre notamment des services de prêts de livres de la Grande Bibliothèque, la consultation d'archives, l'accès à des journaux actuels et anciens en format électronique et la mise en valeur d'exposition. Sur place, le Centre d'archives conserve 3,5 kilomètres de documents. Pour plus d'informations: http://www.banq.qc.ca

Organisations: Centre d'archives, Bibliothèque de la Société de généalogie, BANQ Radio-Canada Grande Bibliothèque

Lieux géographiques: Mauricie, Rue St-Paul, Trois-Rivières Rue des Forges Seigneurie de Batiscan Paris Québec

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