«L’idée de base est de redonner le pouvoir au peuple. La Coalition pour la Constituante a été fondée dans le but de sortir du parlementarisme comme on le connaît et de se distinguer des groupes majoritaires qui dominent le spectre politique», explique le militant Jean-François Veilleux.
Dans le meilleur des mondes, la Coalition pour la Constituante espère présenter des candidats dans chacune des circonscriptions de la province. Jusqu’à présent, en Mauricie, seule Marie-Anny Gosselin semble décidée à se présenter dans le comté de Maskinongé.
«Nous voulons faire élire 125 députés compétents qui vont dépasser la ligne de parti et qui vont pouvoir débattre de façon honnête au lieu d’avoir seulement une opposition et un groupe au pouvoir», indique M. Veilleux.
Ce dernier, âgé de 27 ans et étudiant à la maîtrise en philosophie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), réfléchit actuellement sur la possibilité de se lancer dans la course à Trois-Rivières.
Bien que la réforme de notre système politique soit à la base de la Coalition pour la Constituante, cette dernière n’ambitionne pas d’exercer le pouvoir. Elle désire simplement diriger un gouvernement provisoire pendant deux ans et ensuite se dissoudre pour laisser la place aux nouvelles institutions politiques définies dans la nouvelle constitution.
«Outre le fait d’instaurer un scrutin proportionnel comme ça existe dans d’autres pays, nous voulons une constitution écrite par le peuple. Celle-ci permettra d’établir des mesures plus démocratiques pour réduire l’espace entre le citoyen et la prise de décisions. Nous sommes ouverts à toutes les alliances afin de rallier le plus de monde possible», mentionne M. Veilleux.
De plus, le nouvel acteur sur l’échiquier politique québécois se distinguera des partis traditionnels par son utilisation des médias sociaux et une organisation de type coopératif.
«Il y a de la place pour des gens de toutes les tendances dans ce projet social», précise Marc Fafard, porte-parole national.

