La raison est que cette subvention aurait été soumise à l’approbation du conseil selon une recommandation du directeur des loisirs sans que le Groupe de travail – Loisirs, sports et services communautaires soit au courant.
D’après les recommandations, la préservation de la gratuité de l’événement ainsi que la possible obtention d’un championnat nord-américain sont les raisons invoquées pour justifier la subvention.
«Avant la fusion, on donnait 10 000 $ au Petit Monaco et après la fusion nous étions rendus à 35 000 $. Pour la transition du centre-ville vers le terrain de l’Exposition nous avions accepté un financement de 20 000 $ de plus pendant trois ans et qui se terminait maintenant. Je viens seulement d’avoir l’information que le 20 000$ demeurait là. C’est pour cette raison que je demande le vote sur ce point», a fait valoir la conseillère Marie-Josée Tardif.
«Je suis un petit peu étourdie. On nous avait expliqué la situation et c’était clair que la subvention revenait à 35 000 $, nous avons le budget qui confirme le tout. J’ai eu une rencontre du comité des Loisirs et on ne m’a pas informée. Et là, on change. Si je n’avais pas lu comme il faut mes documents, on ne s’en serait même pas rendu compte. Je n’ai rien contre le progrès, mais là s’il vous plaît passons-nous l’information et ce sera plus facile de travailler», a exposé la conseillère Catherine Dufresne.
À ce commentaire, le maire a répliqué que le comité des Loisirs en était un de consultation sans pouvoir décisionnel.
«Les subventions de l’événement ont augmenté comme à beaucoup d’autres», a expliqué Yves Lévesque.
«C’est quand même incroyable de voir qu’une conseillère (Ginette Bellemare), présidente du comité des Loisirs, laisse le directeur des Loisirs passer directement par-dessus le comité. Il y a lieu de s’inquiéter. Les recommandations du comité devraient tout de même être prises en compte», a insisté le conseiller Alain Croteau.
«À l’automne, lorsqu’on commencera à parler du budget, le maire va nous dire qu’il faut passer par les comités», s’est pour sa part insurgé le conseiller André Noël.
«Vous votez toujours contre quand ça ne fait pas votre affaire», a répliqué le maire.
«On aimerait seulement pouvoir gérer et contrôler les augmentations. Ce n’est pas parce qu’on est contre une résolution qu’on est contre l’activité», a rajouté la conseillère Marie-Claude Camirand.

