Les sept conseillers se disent inconfortable face à la présence de M. Byette sur le comité de sélection. «Nous avons tous été témoins de votre positionnement en faveur de la nomination d’Alain Brouillette à l’assemblée spéciale publique du conseil le 13 juillet», peut-on lire dans la lettre adressée au directeur général de la Ville.
Le Groupe dit ne pas comprendre pourquoi M. Byette est la personne qui recevra les propositions de candidatures plutôt que le Service des ressources humaines.
Rappelons que le maire a annoncé que la nomination du prochain vérificateur général allait se faire par appel de candidature, lors de la séance du conseil du 13 juillet. Le poste est affiché jusqu’au 13 août. Le nom d’Alain Brouillette a été nommé à plusieurs reprises comme candidat potentiel, toutefois le Groupe de sept s’oppose à sa nomination. Selon eux, M. Brouillette n’a pas l’indépendance nécessaire pour remplir les fonctions de vérificateur général, lui qui est directeur général adjoint à la Ville et anciennement directeur des finances.
«Vous (Michel Byette) vous êtes toujours opposé à toute ouverture de ce poste depuis des mois. Il est donc évident que le processus actuel est biaisé et que le résultat sera difficilement probant», mentionnent les sept conseillers dans leur lettre.
«C’est comme si on pensait que notre demande était que la Ville ouvre le poste. On veut un vérificateur général indépendant de l’Hôtel de Ville. Un processus limpide et juste», explique le conseiller André Noël.
Conforme?
Selon la loi, le poste de vérificateur général par intérim ne peut pas dépasser six mois. Techniquement, la Ville se verrait dans l’illégalité en date du 15 août. «On pourrait souligner le fait que le processus aurait pu être lancé plus tôt advenant le cas que le poste ne soit pas comblé avant le 15 août. Toutefois, le processus d’appel de candidature a finalement été enclenché», indique M. Noël.




