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«Nous ne voulons pas vivre un Fukushima»

photo: Éric Guertin

photo: Éric Guertin

Kariane Bourassa
Publié le 11 Mars 2012
Publié le 11 Mars 2012
Kariane Bourassa  RSS Feed

Vêtus de combinaisons anti-radiations, une centaine de citoyens ont manifesté hier pour le déclassement de la centrale nucléaire Gentilly 2 sur le Quai de Champlain.

Sujets :
Fukushima , Japon , Québec

D’une seule voix les manifestants scandaient leur mécontentement : «Plus jamais Fukushima, fermons Gentilly 2.» Afin de commémorer l’incident nucléaire du 11 mars 2011 survenu au Japon, les organismes les Centricois et Mauriciens pour le déclassement nucléaire et Sept-Îles sans uranium ainsi que des participants ont remis aux automobilistes circulant dans la zone dites à risque, de l’information de base sur les risques d’accident à Gentilly 2.

Les organisateurs ont également simulé le panache d’émission des produits radioactifs grâce au lancement de 400 ballons dans le ciel.

L’instigateur du mouvement Sébastien Bois affirme que la santé des êtres humains est sa principale préoccupation. «Je le fais d’abord par amour pour l’Homme. Nous ne pouvons peut-être pas discuter avec Jean Charest mais nous pouvons diffuser un message et nous faire entendre par les citoyens», soutient-il.

Selon Sébastien les Québécois ne veulent pas du nucléaire et n’ont pas besoin de cette énergie. « Gentilly 2 a produit 250 tonnes de déchets dangereux alors que le nucléaire ne représente que 2% du parc d’énergie au Québec.»

Christian Simard, directeur générale de Nature Québec affirme qu’un incident nucléaire coûterait des dizaines de milliards en dommages. « Il faudrait évacuer plus de 169 000 personnes dans un périmètre de 20 km. Il n’y aura peut-être pas de tsunami au Québec mais un simplement tremblement de terre pourrait avoir d’énormes conséquences. C’est un risque que le Québec ne peut pas prendre», déclare-t-il.

Le rassemblement s’est déroulé dans le calme. Plusieurs manifestants ont tenu à exprimer leurs motivations. «J’étais en Belgique en 1986 c’est seulement à 1600 km de Tchernobyl. J’ai eu une tumeur dans la gorge et les médecins sont catégoriques, c’est lié au nucléaire», souffle Monique Meunier qui a amené ses trois enfants manifester.

Pour Diane Vermette, interdire le nucléaire pourrait éviter le Québec de se trouver dans la même situation que le Japon. «Il n’y a pas énormément de danger mais il y en a et ça c’est déjà trop. Nous ne sommes pas à l’abri des catastrophes nucléaires et même des erreurs humaines. C’est seulement être prévoyant», résume-t-elle.

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