Actuellement, le Bureau du Vérificateur général (BVG) peut compter sur un budget de 315 000 $. Un montant nettement insuffisant selon Mme Cossette, car 89% de cette somme est consacrée au paiement des salaires et avantages sociaux, loyer, frais de communication et de bureau dégageant une marge de manœuvre de seulement 34 000 $ pour procurer les honoraires professionnels requis pour répondre aux besoins d'expertise.
Afin de l'aider dans son travail, Mme Cossette a dû demander à la Ville une majoration du budget à quelques reprises cette année, une situation qu'elle ne juge pas idéale.
«Si le financement venait du gouvernement du Québec au lieu de la Ville, c'est certain que ça assurerait une indépendance plus grande au BVG. De plus, avec des budgets adéquats on exercerait mieux la fonction de Vérificateur général», indique-t-elle.
Même si ce manque de ressources a eu pour effet que la Vérificatrice générale n'a pu se pencher en profondeur sur certains dossiers tels les achats de moins de 25 0000 $, la politique de la carte d'achat et les projets d'immobilisations en cour, cette dernière se défend d'avoir remis un rapport incomplet.
«Il y a beaucoup de travail et d'efforts dans le rapport que je viens de remettre et je suis assez fière», mentionne-t-elle.
Le BVG a également dressé les trois grandes orientations de sa planification qui s'échelonnera de 2011 à 2013 soit: d'assister les élus dans leur fonction de contrôle; de contribuer à la saine gestion de l'administration municipale; d'améliorer nos pratiques de façon continue.
Toutefois, il ne pourrait s'agir que de vœux pieux si les crédits budgétaires nécessaires à la réalisation de cette planification ne sont pas au rendez-vous. Mme Cossette demande donc à la Ville d'augmenter son budget au minimum recommandé par l'Association des vérificateurs généraux du Québec, soit 400 000 $.
Acquisition de biens et services
La vérificatrice générale s'est attardée sur l'acquisition de biens et services qui représentent 110 millions sur deux ans.
«Cette activité relève principalement de la Direction de l'approvisionnement. La décentralisation des achats, les comités de sélection et le bassin de fournisseurs restreints font partie des grandes recommandations que j'apporte cette année. Il y a de grandes opportunités de gain dans ce secteur», fait-elle mention.
«Il y a énormément d'argent qui sort de ces services pour fournir la Ville», ajoute-t-elle.
Par ailleurs, Mme Cossette a utilisé le mot croissance pour décrire Trois-Rivières entre autres en raison de l'augmentation des dépenses, des organismes paramunicipaux et de la dette non consolidée. À noter que celle-ci est passée de 303 à 326 millions au cours de la dernière année.

