Le Conseil municipal a adopté à majorité, ce soir, cinq résolutions autorisant des travaux majeurs sur le site de Trois-Rivières sur St-Laurent. Les contrats accordés s'élèvent à plus de 9 millions $.
Il s'agit notamment de travaux d'excavation et de remblais, de plomberie et d'électricité dans des remblais et des ouvrages de béton.
Le plus important contrat, totalisant 6 036 187,50$ consiste en la mise en place de coffrages de béton ainsi que la réalisation des travaux de bétonnage.
Le contrat a été attribué à Coffrage Mégaforme. Le plus haut soumissionnaire demandait près de 600 000$ de plus, alors que l'estimation de ce contrat avait été évaluée à 6, 207M$.
La dernière résolution adoptée durant la séance du conseil au sujet de Trois-Rivières sur St-Laurent concerne la mise en place de l'acier d'armature et des treillis devant être inclus au béton. Ces travaux ont été confiés à Acier ATR au coût de 2,681M$.
«Nous sommes bien contents du montant de ces contrats. L'étape des structures d'acier sera un gros morceau du projet et pour l'instant, les prix de l'acier semblent bons», commente le maire Yves Lévesque.
«C'était important pour nous de garder les rives publiques. Une ville ne doit pas vieillir. Il faut la garder jeune et attrayante. On aurait facilement pu vendre ces terrains à des promoteurs privés, mais ça n'aurait pas été responsable», ajoute-t-il.
Les travaux de compaction du sol sur le site devraient être terminés dans quelques semaines. Les travaux d'excavation des remblais suivront immédiatement après.
Des panneaux seront prochainement installés à l'entrée de Trois-Rivières sur St-Laurent pour expliquer les détails du projet.
«Jour de deuil»
Si le maire se réjouit de l'adoption de ces cinq règlements d'emprunt, il en va tout autrement pour les membres du Groupe des Sept.
La conseillère Marie-Josée Tardif a même qualifié la journée d'aujourd'hui de «jour de deuil».
«Ça fait trois ans que je suis élue et je veux que les gens soient consultés. Ce n'est pas ce que j'ai vu jusqu'à présent. Je crains vraiment pour notre capacité de payer dans le futur», précise-t-elle.
«Ce n'est pas parce que quelques soumissions sortent en-deçà des estimations initiales que ça arrangera les choses. C'est un trou sans fond», ajoute André Noël, conseiller du district du Carmel.
«En 2010, on avait convenu de voter en faveur du projet si le budget prévu était respecté. Dès la première rencontre avec l'architecte, on parlait de dépassements de coûts. Là, le budget est hors de contrôle. Si tout va bien, en incluant les aménagements extérieurs, la facture s'élèvera à plus de 60 millions $. Pour moi, c'est un jour triste qui va limiter la possibilité financière du futur de la ville. Il faudra payer la facture en taxant les citoyens davantage. La population mérite d'être mieux traitée», conclut Sylvie Tardif, conseillère du district Marie-de-l'Incarnation.

