«Jusqu’à présent ça a été un voyage très difficile pour nous et pour les chevaux en raison des trains, du trafic et surtout de la température. Nous avons eu beaucoup de pluie, des vents violents et même de la neige. Tu ne peux pas t’entraîner pour un voyage comme ça, c’est trop difficile», indique M. Bourassa. Signe que les conditions sont réellement ardues, M. Brooke a eu des problèmes de santé qui l’ont forcé à abandonner.
Pour les enfantsLe Trifluvien n’accomplit pas ce défi sans raison. Tout au cours de son périple il amasse des dons au profit de la Fondation «The Angel Express». Cette dernière, dont M. Brooke est le président fondateur, vient en aide aux enfants qui sont victimes de maltraitances.
«Ces enfants sont toujours culpabilisés pour ce qui leur arrive, pourtant ce sont eux les victimes. Plusieurs ont besoin de l’aide d’un psychologue. Si on ne les aide pas, ils pourraient se ramasser dans la drogue, l’alcool ou la prostitution et devenir des criminels. Par contre, en réussissant à les prendre à temps, nous pouvons les sauver», souligne M. Bourassa.
«Nous avons bâti le pays avec des chevaux et nous leur demandons une faveur pour ces enfants», ajoute-t-il.
Toutefois, même si plusieurs personnes s’intéressent à leur aventure, les dons ne sont pas toujours au rendez-vous ce qui compromet la suite du voyage.
«Je suis un peu déçu, mais je comprends un peu les gens d’ignorer le problème plutôt que d’en parler. Le reste du voyage est compromis, car c’est nous-mêmes qui le finançons. Ce que nous amassons pour les enfants, nous ne nous en servons pas. Si je continue, je veux que le monde me supporte», mentionne M.Bourassa.

