Voici leur lettre intégrale.
«Dans les trois derniers jours, les gens de Trois-Rivières se sont exprimés. La population, propriétaire de la ville, a fait savoir son inquiétude face aux idées de grandeur d’une partie des membres du Conseil municipal concernant le développement de Trois-Rivières-sur-St-Laurent. Par la signature des registres, elle envoie un signal clair à l’administration municipale.
«Les conseillers du Groupe des 7, Marie-Claude Camirand, Alain Croteau, Catherine Dufresne, André Noël, Marie-Josée Tardif, Sylvie Tardif et Françoise H. Viens, accueillent favorablement le résultat des deux registres sur Trois-Rivières-sur-St-Laurent. Ils annoncent que conformément à l’importance qu’ils accordent à l’expression démocratique, ils respecteront lesdits registres et en seront même les défenseurs.
«Ainsi, suite à ce résultat, les conseillers du Groupe des 7 envisagent de déposer rapidement une résolution au Conseil municipal, résolution qui exigera un moratoire sur la totalité du développement de Trois-Rivières-sur-St-Laurent, incluant l’amphithéâtre.
«Ce moratoire permettra ensuite au Conseil municipal de consulter la population et surtout, de l’écouter.
«Face au déficit de démocratie auquel on assiste depuis quelques années, les citoyens ont saisi cette occasion de s’exprimer ; ils ont utilisé la seule opportunité mise à leur disposition dans les circonstances. Les conseillers du Groupe des 7 souhaitent maintenant que les « conseillers du maire » saisissent enfin le message envoyé par leurs commettants afin de ne pas répéter le déni de démocratie du registre de 2008.»
Rappelons que Force 3R avait lancé un appel à tous, vendredi dernier, pour aller signer le registre public dans le but de démontrer leur désaccord face au projet de Trois-Rivières sur St-Laurent et face au fait de ne pas avoir été consulté publiquement sur la question au cours des dernières années.
Au total, 2357 personnes ont signé le registre portant sur les allées piétonnières et 2353 sur celui des traverses. Le minimum requis était de 1942 pour obliger le conseil à reconsidérer sa décision.
