«Un des problèmes du déclin de l’industrie des courses de chevaux, c’est que la clientèle ne se renouvelait pas. On veut développer cette nouvelle clientèle, avec une formule nouvelle. Les gens pourraient par exemple faire des soirées spéciales ou des partys ici. Je ne dis pas qu’on va réussir à 100%, mais c’est le but», explique Serge Savard, codirecteur du Club Jockey du Québec.
«On fait un parallèle avec les casinos. Les jeunes s’intéressent davantage aux jeux actifs, comme le poker, qui font appel à l’analyse, au jugement et à la stratégie. C’est la même chose pour le pari sur les courses de chevaux: ça prend des connaissances et de la stratégie», ajoute Vincent Trudel, directeur général du Club.
10 courses à l’horaireDès septembre, dix programmes de courses en direct seront présentés de l’hippodrome trifluvien. Les courses auront lieu les dimanches après-midi et les mardis soirs du 9 septembre au 9 octobre.
Près d’un demi-million de dollars seront distribués en bourses au cours de ces activités.
«C’est un moment important parce que peu de personnes auraient parié sur la relance de cette industrie. On opère de façon serrée, nos estimés sont très conservateurs et on fonctionne à l’intérieur de nos moyens», souligne Vincent Trudel.
Quelques travaux de mise à jour de l’édifice de l’hippodrome et de la piste devront cependant être réalisés avant la tenue de la première course à l’automne.
L’offre de courses sera augmentée au fil des années, sans compter qu’une salle de paris sera aménagée à l’hippodrome. Les amateurs de courses pourront alors parier sur des courses présentées en direct sur écrans de télévision, en provenance des autres provinces canadiennes des États-Unis.
«On voit que beaucoup de parieurs vont en Ontario et à New York pour parier sur les courses de chevaux pour parier dans des salons de jeux. On veut les ramener ici et c’est pourquoi on ouvrira plusieurs salons de jeux au Québec au cours des prochaines années», indique M. Trudel.
Des courses rentables?Le Club est confiant que les courses de chevaux permettront de créer de nombreux emplois à Trois-Rivières et générer des revenus.
Les administrateurs basent le tout sur deux études. La première, réalisée par «Filière Cheval du Québec», révèle que les retombées économiques de l’industrie des courses de chevaux étaient de 63,6 millions $ au Québec. En 2010, «Canada Hippique et Strategic Equine» établissait à 19,6 milliards $ les retombées économiques liées à l’industrie canadienne du cheval au Canada, dont 29% proviennent du secteur des courses.
«L’hippodrome est très bien situé entre les trois plus grosses villes du Québec. C’est pour ça qu’on est content de le récupérer. Les meilleurs chevaux vont courir ici», ajoute Guy Corbeil, vice-président du Club Jockey du Québec.
Une entente de 15 ans a été conclue avec les hommes de chevaux.

