Le prix moyen en février 2011 était fixé à 1,19 $ le litre dans la région de Trois-Rivières. Il est passé à 1,25 en mars puis à 1,33 en avril et mai. Au mois de juillet il a rebaissé à 1,24 et a connu plusieurs hausses et baisses à l’automne. Depuis la semaine du 24 janvier, l’essence ordinaire se vend 1,35$.
«On a remarqué une augmentation partout au Québec et on voulait voir d’où elle vient. Le prix du baril et les taxes ont augmenté, mais la marge au détail aussi», explique Cédric Essiminy, porte-parole de CAA-Québec.
Augmentation de 73%
Les commerçants doivent prendre en considération la marge au détail pour décider du prix de vente. C’est la différence entre le prix payé par les détaillants et le prix vendu à la pompe.
La marge au détail regroupe le profit et le coût d’exploitation.
La marge a augmenté de 73% au cours de la dernière année en Mauricie.
De 3 cents/litre en 2010, cette marge s’élève maintenant à 5,2cents/litre.
«Force est de constater que cette tendance s'est répercutée sur une majorité de régions du Québec. La conséquence directe pour les automobilistes qui résident dans ces régions est bien simple: ils ont dû débourser davantage pour chaque litre d'essence acheté dans leurs régions respectives», précise Sophie Gagnon, vice-présidente adjointe aux relations publiques et gouvernementales de CAA-Québec.
«La marge au détail a augmenté, mais il n’est pas question que de profit pour les commençants. On constate qu’il y a une augmentation et en tant que consommateur on est en droit de se demander pourquoi. Le but est d’avoir une saine concurrence», ajoute M. Essiminy.
Le consommateur paie
CAA-Québec ne veut pas s’avancer à dire si le prix est raisonnable ou non. Selon l’organisme, il est important de se pencher sur la question des distorsions de prix à travers le Québec.
CAA évoque la hausse moyenne de 20 % du prix d'un litre d'essence à la pompe à Montréal, à Québec et à Sherbrooke en 2011. Dans ces trois villes, les automobilistes ont dû débourser en moyenne 20 cents de plus que l'année précédente pour chaque litre d'essence, ce qui a représenté 450 $ de plus annuellement pour un propriétaire d'une Dodge Caravan et 310 $ pour une Honda Civic qui ont parcouru 20 000 km.
«On veut porter à l’attention qu’il existe des distorsions dans le marché. Certaines régions offrent des prix plus compétitifs et c’est l’automobiliste qui paie», souligne M. Essiminy.
