La différence comparativement à 2009 est marquante. Dans certains établissements, on note même une hausse de 68% des cigarettes de contrebande.
«L’augmentation des mégots de contrebande dans les écoles secondaires est troublante. C’est bien beau de prétendre qu’un prix plus élevé pour les cigarettes les rend plus inaccessibles, ce n’est pas la réalité. Les jeunes trouvent d’autres moyens de s’en procurer. C’est faux de croire que les jeunes fument moins. On n’a jamais eu un taux aussi élevé. Ça a créé une nouvelle génération de fumeurs», commente Michel Gadbois, vice-président de l’ACDA. Trois-Rivières est le triste meneur québécois dans le dossier.
L’étude a été effectuée dans les cours des écoles secondaire des Pionniers, du Séminaire St-Joseph, de Chavigny et de l’Académie Les Estacades en comparaison avec le centre-ville. Si l’on retrouve 26% de mégots provenant de cigarettes illégales au centre-ville, les statistiques s’élèvent plutôt entre 34 et 48% dans les écoles secondaires.
Objectif: 10%
L’ACDA lançait également sa tournée Objectif contrebande 10% en Mauricie. L’Association vise ainsi à réduire à 10% la quantité de cigarettes de contrebande au Québec. On estime que le taux actuel est de 40% du marché.
Les propriétaires de dépanneurs proposent dix mesures à mettre en place dans chaque comté pour soutenir les députés dans l’atteinte de l’objectif. On parle de la mise sur pied d’une table de concertation et d’une invitation aux députés à passer deux heures derrière le comptoir d’un dépanneur.
«Si le gouvernement réduisait les taxes excessives sur le tabac, le problème se réglerait aussitôt. Si le gouvernement faisait appliquer les lois sur les réserves, même chose», croit M. Gadbois.
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