Cette politique aurait pour principal objectif de faire passer de 33% à 50% la proportion des aliments du Québec que l’on consomme.
«La proportion des aliments consommés et issus du Québec est passé de 78% en 1985 à 33% en 2009. Si chaque consommateur québécois achetait pour 30$ de plus d’aliments d’ici chaque année, les ventes gonfleraient d’un milliard de dollars en cinq ans», assure Mme Marois.
Pour en arriver là, le parti propose de développer de nouvelles appellations contrôlées et de favoriser l’installation de nouvelles productions sur des terres en friche.
«On veut que cette politique favorise l’approvisionnement de proximité, notamment dans les restaurants, tandis que la Société des alcools (SAQ) serait incitée à se donner une politique d’achat et de vente de produits du Québec et de proximité», précise Mme Marois.
On dénombre près de 42 000 agriculteurs au Québec, raison pour laquelle Mme Marois n’est pas inquiète de la capacité de production de la province.
«Nous sommes capables de produire si la demande est là. Mais si nous voulons cultiver nos terres, il faut les protéger et s’assurer que des consortiums étrangers ne s’en portent pas acquéreurs. Nos terres agricoles doivent demeurer notre propriété et servir à nous enrichir collectivement», indique-t-elle.
Pauline Marois a écorché, au passage, le Parti libéral du Québec (PLQ) et son livre vert sur l’agriculture.
«Il n’y a pas de propositions concrètes dans le Livre vert des Libéraux. C’est toujours quand le gouvernement se retrouve acculé au pied du mur qu’il propose des idées. Le gouvernement n’a rien annoncé encore», affirme-t-elle.
Le Parti Québécois souhaite donc réviser la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, réviser les règles de la Commission de protection du territoire agricole et interdire aux fonds d’investissement de se porter acquéreurs d’une terre agricole au Québec dans un but spéculatif.
Prête pour des électionsLe quotidien La Presse annonçait en début de journée que Jean Charest aurait l’intention de lancer la campagne électorale dès le 1er août, afin que les Québécois se rendent aux urnes le 4 septembre, soit le lendemain du congé de la Fête du Travail.
«Ça me décevrait que le premier ministre agisse de cette façon. La majorité des gens seront en vacances et n’auront pas la tête à écouter ce que les partis ont à dire. Ce serait du cynisme de déclencher une campagne électorale en août. Nous nous chargeront de rappeler aux gens le bilan des Libéraux au cours des dernières années», lance Pauline Marois.
«Nous voulons des élections à date fixe. Si le premier ministre décide de lancer une campagne électorale le 1er août envers et contre tous, le PQ sera prêt», conclut-elle.
Pas encore de candidat à Trois-RivièresAucun candidat n’a encore été confirmé à Trois-Rivières pour le Parti Québécois, la candidature de Léo Bureau-Blouin, ancien porte-parole de la FECQ, ayant vraisemblablement été rejetée la semaine dernière.
Pauline Marois précise que des candidats seront annoncés dans toutes les circonscriptions au Québec. Une annonce est donc à prévoir prochainement.

