M. Veillette avait laissé planer le doute en décembre 2011 que si la CCQ continuait de «s'acharner» sur CMSA, il pourrait y aller de poursuites judiciaires en diffamation. L'entrepreneur se dit l'objet de harcèlement et d'abus de pouvoir de la part de la CCQ, qui dit-il, visitait ses chantiers de Trois-Rivières et Sherbrooke plus souvent que ceux des autres entreprises. François Veillette estime que la présence fréquente d'inspecteurs de la Commission a fait fuir les investisseurs qui ont eu peur aux représailles. «Notre décision était prise depuis février dernier et elle est l'aboutissement d'un an de travail. Si on veut gagner, il faut travailler», confie-t-il au bout du fil.
La requête en instance qui comprend 151 points a été déposée à la Cour supérieure du district judiciaire de Montréal. Elle se divise ainsi : 2,3 millions $ pour pertes de profits; 300 000$ pour respectivement troubles et inconvénients, atteinte à la réputation et un autre 300 000$ pour dommages punitifs. «On a dû liquider les Habitations Saint-Maurice parce que l'on n'avait plus personne pour les financer. Les investisseurs ont quitté. Même si tu n'es pas coupable, personne ne veut être impliqué dans quelque chose avec le gouvernement», soutient M. Veillette. Le principal intéressé évalue à 1,3 million ses pertes, seulement pour l'année 2011.
Les inspecteurs de la CCQ se sont pointés à plusieurs reprises en compagnie des policiers, donnant lieu à de vigoureux échanges entre les inspecteurs et les travailleurs de CMSA sur les chantiers des rues Thibeau, Draveurs et du boulevard des Estacades.

