«On prévoit un déficit de 56 000$ au 31 mars 2013. Ça a été une vraie foire aux malheurs dernièrement. Notre problème majeur, c’est que nous ne sommes pas reconnus comme un organisme régional même si l’on dessert 70 points de service à travers la Mauricie et le Centre-du-Québec. Cette situation nous prive d’un certain financement de base», explique Caroline Dionne, directrice générale de Moisson Mauricie.
Avec la hausse du prix de l’essence, les frais de transport de l’organisme ont augmenté. C’est plus de 60 % des denrées que Moisson Mauricie va chercher à l’extérieur de la région. Les frais d’entretien des camions et de l’essence représentent pour l’année un montant estimé de 111 552 $ en frais de transport.
Projet d’agrandissement
L’organisme recherchait déjà depuis quelque temps un nouvel entrepôt, plus grand et plus récent, pour pouvoir poursuivre ses activités dans un environnement adéquat.
«On a visité plusieurs bâtiments à vendre dans le secteur, pour que notre main d’œuvre puisse se déplacer facilement, mais nous n’avons rien trouvé qui faisait l’affaire ou qui correspondait à notre budget. C’est pourquoi on prend les moyens à notre portée pour agrandir l’entrepôt actuel», annonce Jean-Guy Doucet, président du conseil d’administration de Moisson Mauricie.
Moisson Mauricie/Centre-du-Québec pourrait ainsi acquérir entre 3000 et 4000 pieds carrés supplémentaires pour pouvoir ajouter des réfrigérateurs et des congélateurs plus récents.
Les travaux de réaménagement (changement des planchers, réparations diverses, aménagement de nouvelles unités réfrigérées, etc.) sont estimés à 500 000$. L’organisme souhaiterait également remplacer son camion réfrigéré, au coût de 500 000$.
«Ça fait déjà trois ans qu’on parle ici de notre unité de réfrigération. On ne peut pas se rendre jusqu’à l’été prochain dans ces conditions. C’était déjà difficile cet été avec les grosses chaleurs. Il fallait que je passe voir les frigidaires pour m’assurer que tout était correct», raconte Mme Dionne.
L’équipe de Moisson Mauricie/Centre-du-Québec s’affaire maintenant à faire avancer le dossier. Un architecte a déjà fait les différents estimés et évalué les possibilités d’agrandissement.
«Il faut que les travaux se fassent ce printemps», insiste Mme Dionne.
L’organisme attend cet après-midi une réponse de la Ville pour vérifier si le dossier pourra être présenté au comité consultatif. Si la réponse est positive, la décision du comité consultatif devrait être connue dans deux semaines.

