Cette réunion aura servi à mieux comprendre la situation et les besoins de chacun des comtés touchés de près ou de loin par cette fermeture, en vue d’une prochaine rencontre avec Mme Marois. Étaient notamment présents les députés Donald Martel, Julie Boulet et Danielle St-Amand. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Bécancour, Jean-Denis Girard, et celui de Trois-Rivières, Patrick Charlebois, avaient aussi leur place autour de la table.
«Chez nous, c’est important, c’est l’économie, a lancé Mme Désilets. Mais ça ne veut pas dire qu’on ne prendra pas en considération tout l’aspect environnemental.» D’ici les prochains jours, la mairesse mettra sur pied un comité d’action stratégique avec des intervenants et experts de la région afin de connaître toutes les données qui lui sont actuellement manquantes, tel le coût exact qu’engendrait la fermeture de l’usine et sa réfection.
Quant à lui, M. Girard a exprimé son désir de rectifier les faits auprès non seulement de la population, mais aussi auprès de la Première ministre. «À la lecture des données que l’on a, la réfection doit se faire, a-t-il dit. Les coûts reliés à ça sont raisonnables. Au niveau de l’environnement, de la santé, il n’y a aucune raison de ne pas procéder à la réfection avec les documents qu’on a entre les mains.»
De son côté, M. Charlebois reste optimiste quant aux chances que le gouvernement revoit sa position. «Mme Marois a dit vouloir procéder par décret ministériel, ce qui n’a pas encore été fait. Alors, pour nous, il y a une fenêtre qui s’ouvre pour qu’on puisse vendre notre point de vue et défendre nos intérêts.»

