Dr Gilles W. Grenier, directeur de santé publique de l’Agence de la santé et des services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec a tenu à rectifier les faits contenus dans cette réalisation au lendemain de la diffusion.
«Mon objectif n'est pas de rassurer à tout prix, mais d'informer adéquatement la population. Il n'y a pas actuellement d'indication, soit par les données environnementales ou épidémiologiques, à l'effet que l'exposition de la population, y compris celle de la femme enceinte et des jeunes enfants, occasionne un risque important à la santé. Les doses encourues par l'exposition actuelle aux éléments radioactifs sont de moins de 1% annuellement à la radioactivité naturelle. Il est donc faux d'affirmer que les femmes en âge de procréer ainsi que les femmes enceintes vivant près de la centrale Gentilly-2 devraient déménager. Les résultats des mesures environnementales démontrent qu'aucune restriction de consommation de lait, de légumes, de fruits ou d'eau n’est nécessaire. Il convient toutefois de demeurer prudent et de continuer d'exercer notre surveillance. Comme pour d'autres industries, on ne peut prétendre à un risque nul pour Gentilly-2. S'il y en avait un, il serait extrêmement faible ou très minime», indique-t-il.
Selon Dr Grenier, les études sont claires. On ne peut pas lier les causes de cancer, d'avortement ou de maladie congénitale à la présence de la centrale nucléaire sur le territoire.
«On s'appuie sur des normes nationales et internationales faites par des organismes reconnus. Dans le documentaire, c'est dérangeant de voir des informations qui peuvent créer de l'inquiétude importante dans la population. Mon rôle est de rétablir l'information le plus correctement possible en lien avec la science», expose-t-il.
Réservoir sous enquête
Par ailleurs, soulignons que la direction régionale de la santé publique attend des résultats de tests à propos de réservoirs, possiblement irradiés, provenant de l'ancienne centrale Gentilly-1. Ces derniers se trouveraient chez L Bélanger Métal.
«Le ministère de l'Environnement est en train d'évaluer le niveau de radioactivité. Une fois les données reçues nous pourrons dire s'il y a un risque ou pas pour les travailleurs», souligne Marco Desjardins, médecin-conseil.
«S'il y avait un risque pour les travailleurs et la population, je pourrais intervenir pour corriger la situation», conclut Dr Grenier.

