«Ça envoie un message comme quoi la région aurait dû élire plus de députés du Parti québécois si elle voulait avoir un représentant au sein du Cabinet, a-t-elle lancé. Le Lac-Saint-Jean, qui est bleu mur à mur, par exemple, se retrouve aujourd’hui avec trois ministres».
«Madame Marois a pris une décision comme quoi les régions qui ont été les plus favorables au PQ se retrouvent au sein du Cabinet, explique-t-elle. Ça veut dire qu’il y a un prix à payer pour ne pas avoir choisi le Parti Québécois. Personnellement, je n’aurais pas pris cette décision, mais elle a été prise en équipe».
«Nous allons nous réunir en caucus à la fin octobre, avant la rentrée parlementaire, continue-t-elle. D’ici là, la poussière sera retombée. J’aurai des choses à dire et je les dirai à ce moment-là».
Pas un désavantage pour la région
Mme Champagne estime que la région ne devrait pas se retrouver désavantagée du fait qu’elle n’a pas de représentant au sein du cabinet ministériel. «Je vais continuer d’avoir des dossiers et de les défendre, assure-t-elle. Je sais à quelle porte aller cogner et je continuerai d’aller voir directement les ministres concernés».
Mme Champagne estime aussi que la région pourra compter sur une très bonne députation pour défendre ses intérêts. «Danielle St-Amant va continuer de faire son travail, comme moi je l’ai fait dans l’opposition. Je ne suis pas inquiète pour Julie Boulet, ni pour Luc Trudel qui a été attaché politique pendant 18 ans».
Mme Champagne a aussi que des bons mots pour Bernard Drainville, qui deviendra le ministre responsable de la Mauricie. «Il demeure à Québec et son bureau est à Longueuil, alors il passe souvent dans la région», a-t-elle mentionné.

