«Il faut prévenir les gens que c'est le début d'un processus référendaire qui les attend le 5 septembre si le PQ est porté au pouvoir», martèle l'ex-chef de l'ADQ. «J'invite Noëlla Champagne à être consciente du fait que les gens ne veulent pas d'un référendum actuellement, mais qu'ils veulent plutôt qu'on leur parle d'économie, d'emploi», poursuit-il.
M. Deltell avoue avoir beaucoup de respect pour la députée sortante de Champlain, mais ajoute du même souffle que «la souveraineté n'est souhaitée que par 28% de la population, son taux le plus bas depuis 5 ans» et que le Parti Québécois «sera pogné avec son référendum d'initiative populaire», advenant l'élection des troupes de Pauline Marois. Il assure qu'il ne s'agit pas d'une «offensive fédéraliste» des Libéraux et de la CAQ à l'endroit du PQ. «C'est en fait une offensive péquiste. On veut que les gens soient bien conscients que le lendemain de l'élection, à 8h du matin, le PQ travaillera à mettre en place un référendum», conclut-il.
Prêts à former le gouvernement
Comme son chef François Legault, Gérard Deltell croit la Coalition avenir Québec prête pour former un gouvernement majoritaire. «On a la meilleure équipe. Prenez par exemple Jacques Duchesneau. Les Libéraux l'ont choisi parce qu'il était le meilleur homme pour faire la lutte à la corruption et le meilleur homme pour lutter contre la corruption a choisi la meilleure équipe, la nôtre», soutient-t-il.
M. Deltell attribue son positivisme à la croissance de la CAQ dans les intentions de vote depuis le début de la campagne électorale. «On a les mains libres, nous, et on sent l'intérêt qui grandit pour la Coalition. On est devenu une force dérangeante. La preuve, nos adversaires passent les trois-quarts de leur temps à parler de nous. Ils nous écoeurent tous les jours».
Le député caquiste a mis fin à son séjour en sol trifluvien en invitant la population à se prononcer en grand nombre le 4 septembre.

