Témoin de la saga d’Aleris, Mme Champagne souhaite déployer des mesures pour protéger les régimes de retraite.
«Aleris est l’exemple à ne pas répéter. La Kruger Wayagamack a peu de contrats et les régimes de retraite sont en danger. On veut adopter une loi pour protéger ces régimes», rappelle-t-elle.
«On remarque aussi que plusieurs propriétaires d’entreprise ont besoin d’aide. Ça prend un plan pour les accompagner, surtout qu’ils me disent qu’ils pourraient créer des emplois, mais ils n’arrivent pas à trouver de fonds de roulement pour honorer de nouveaux contrats. Le Parti Québécois propose donc la création de la Banque de développement économique du Québec», ajoute-t-elle.
Cette banque regrouperait tous les programmes, organismes et ministères qui sont voués au développement économique. Elle aurait aussi un mandat de concertation locale et régionale.
«Ce n’est pas évident d’accéder à des programmes lorsqu’ils sont éparpillés. C’est l’occasion de les regrouper», soutient la candidate qui a également insisté sur la nécessité de soutenir rapidement l’industrie forestière.
Soutenir la relève
En matière d’agriculture, Noëlla Champagne déplore le manque de ressources d’accompagnement pour la relève.
«Une ferme vaut environ un million $. Comment voulez-vous intéresser la relève si les producteurs québécois peinent à se retrouver sur les étalages des grandes chaînes d’alimentation et si elle ne dispose pas d’aide pour racheter la ferme familiale, par exemple?» s’interroge-t-elle.
Le parti avait annoncé il y a quelques semaines son intention de mettre en place un projet de souveraineté alimentation consistant à faire passer à 50% la consommation de produits québécois.
L’agriculture représente des revenus de 63 398 500$, versus 51 644 000$ de dépenses, dans la circonscription de Champlain. Des 708 fermes en 1957, on n’en dénombre plus que 338.
«Il faut changer ces aberrations»
«Pour s’assurer que nos villages puissent continuer à attirer et à retenir ses populations, il est impératif que les programmes et les lois du gouvernement tiennent compte de leurs besoins. J’ai en tête une petite entreprise qui désirait obtenir un permis de vente de produits de la Société des alcools du Québec (SAQ). Parce que le commerce est situé à moins de 15 kilomètres d’un autre établissement possédant le même permis, la demande a été refusée. L’ennui, c’est que la distance entre les deux commerces est mesurée à partir de l’église du village et non pas de commerce en commerce. Il faut changer ces aberrations», s’indigne Mme Champagne.
Elle souhaite que le grand Trois-Rivières obtienne les mêmes outils de développement que les autres grands centres.
«Nous avons des ressources et des matières premières à proximité. Nous devons les exploiter intelligemment en favorisant la deuxième et troisième transformation. Un gouvernement du Parti Québécois donnera des moyens adaptés aux besoins et réalités du grand Trois-Rivières», conclut Mme Champagne.

