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Les jeunes encouragés à voter

Martine Desjardins, porte-parole de la FEUQ. Photo, Marie-Eve Alarie.

Martine Desjardins, porte-parole de la FEUQ.

Marie-Ève Bourgoing-Alarie
Publié le 18 Août 2012
Publié le 18 Août 2012
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Les leaders étudiants de passage à Trois-Rivières

Plusieurs étudiants se sont déplacés au parc Pie XII cet après-midi pour participer à une activité barbecue en compagnie de Martine Desjardins et Éliane Laberge, respectivement  présidente de la FEUQ et de la FECQ.

Sujets :
Parti Québécois , Parti libéral , Coalition Avenir Québec , Trois-Rivières , St-Félicien , Gaspésie

Cette activité s'inscrivait dans le cadre d'une tournée provinciale afin de sensibiliser les étudiants à l'importance de voter et pour répondre aux questions concernant le processus, notamment le vote par anticipation et le vote hors circonscription.

«On a remarqué que les jeunes ne sont pas tous au courant des options dont ils disposent pour voter. Il y a un besoin d'éducation en ce sens et c'est la raison pour laquelle on demande l'implantation d'un cours d'éducation à la citoyenneté. On voit que le message du vote passe bien, même qu'on a constaté, durant la tournée, que plus d'étudiants s'impliquent au sein de partis politiques», souligne Éliane Laberge.

Du côté de la FEUQ, les leaders étudiants espèrent un taux de participation des jeunes de 60% à 65%, ce qui correspondrait au taux des électeurs de 55 ans et plus.

«Les jeunes sont la carte secrète dans certaines circonscriptions. Ils peuvent avoir toute une influence. À l'heure actuelle, on ne parle plus de cynisme chez les jeunes», mentionne Martine Desjardins.

Absent du débat

Martine Desjardins et Éliane Laberge déplorent la quasi absence de l'éducation dans la campagne électorale.

«On s'attendait à ce que le sujet soit davantage présent, mais j'ai hâte au prochain débat des chefs. Ça risque de parler d'éducation et peut-être de mettre certains chefs dans l'embarras concernant leurs positions. En général, on remarque peu de propositions pour la jeunesse. On a beaucoup entendu parler d'investissement en entreprise, de ressources naturelles et de corruption, mais peu pour les gens de la classe moyenne, les familles, les étudiants et les aînés. C'est particulier comme campagne, mais c'est à nous de sensibiliser les jeunes à la politique et d'exiger des réponses des différents partis», estime la présidente de la FEUQ.

«Le Parti libéral a été fermé à tout changement. C'est la pire attitude pour un gouvernement. Dans un scénario idéal, ce ne serait pas un parti proposant une hausse des frais de scolarité qui serait élu. On n'entend pas parler du financement des universités ou de leur gestion. À quoi veut-on que le système universitaire ressemble dans 10 ans? Sur le plan des cégeps, on est inquiet de voir la situation dans certains cégeps en région, comme à St-Félicien ou en Gaspésie, où s'inscrivent de moins en moins d'étudiants», ajoute Éliane Laberge.

Les candidats s'invitent au BBQ

Quelques candidats à Trois-Rivières ont discuté un peu avec les étudiants réunis au parc Pie XX pour l'occasion.

Djemila Benhabib (Parti Québécois), Jean-Claude Landry (Québec Solidaire) et Andrew D'Amours (Coalition Avenir Québec) se sont présentés durant l'après-midi, certains recevant de meilleurs accueils que d'autres.

«La Parti Québécois a soutenu le mouvement estudiantin. Il est normal que je vienne rencontrer les principaux acteurs du changement, du rêve. C'est important d'inviter les jeunes comme l'ensemble de la population à participer à cette élection. Le peuple québécois est dû pour un changement. Jeunes et moins jeunes sont invités à voter pour lancer un message fort au gouvernement libéral: neuf ans de règne libéral, c'est assez», commente Mme Benhabib.

«On croit que c'est important d'encourager le dialogue et que les jeunes s'impliquent en politique. À la Coalition, on a décidé de faire le choix responsable d'avoir une hausse plus modérée, mais quand même une pour augmenter les enseignements à l'université. Ce sont de nouvelles propositions mises en place pour régler la mauvaise gestion des universités. Je voulais venir en discuter avec les étudiants puisqu'on a le meilleur compromis pour régler cette crise», soutient Andrew D'Amours de la CAQ.

«Ça coule de source qu'on soit ici aujourd'hui, car on est contre la hausse et pour la gratuité scolaire. L'accès à l'éducation est fondamental. Des universitaires et des étudiants performants et ayant une bonne connaissance de la matière forment une société qui peut rivaliser sur le plan international. C'est un peu dramatique que l'éducation ne soit pas au cœur des priorités en ce moment», témoigne Jean-Claude Landry, de Québec Solidaire.

«On n'aura pas à l'élection 2012 le taux d'abstention ou de non-votation des jeunes qu'on a connu auparavant. Il y a eu un vaste mouvement de prise de conscience et ça va se traduire par une présence des 18-25 ans dans les bureaux de vote le 4 septembre», prédit-il.

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