L'objectif de cette charte sera d'avoir des règles claires pour que tous les Québécois puissent bien vivre ensemble. Elle stipulera que le Québec est un laïque, neutre par rapport aux croyances ou non-croyances des unes et des autres en matière de religion.
«Affirmer la laïcité ne veut surtout pas dire que l'État interdira les religions. Nous respectons toutes les croyances. D'ailleurs, la laïcité protège tout autant la liberté de croire que celle de ne pas croire», a signalé Mme Marois.
«Elle servira de guide pour ceux et celles qui ont des décisions à prendre au quotidien et aura force de loi. Il est toujours préférable que les enjeux et les orientations soient clairs, car ça enlève les malentendus, les conflits et les irritants», a-t-elle ajouté.
«Aucune culture, aucune tradition, aucune religion ne peuvent justifier une quelconque violence ou régression à l'égard des femmes», a pour sa part martelé Djemila Benhabib, candidate du PQ dans le comté de Trois-Rivières.
C'est donc dire que les objets du patrimoine religieux pourraient bien disparaître des bâtiments gouvernementaux advenant une élection du PQ.
«On ne renie pas notre passé. On vient toujours de quelque part. Il y a eu des institutions, dont plusieurs à caractère religieux, qui ont joué un rôle très important dans notre culture. En faisant un pas vers la neutralité, ça veut seulement dire que nous sommes rendus à un autre moment de notre histoire», a confié la chef péquiste.
Gentilly-2
Dans un autre ordre d'idée, Mme Marois a également été questionnée sur son intention de déclasser la centrale nucléaire Gentilly-2.
«Le gouvernement libéral a été bien prudent dans les derniers mois. Il dit qu'il fera la réfection de Gentilly-2, mais sur la pointe des pieds. Je crois qu'il a décidé de ne pas faire la réfection, mais il ne veut pas le dire aux gens. Nous, nous pensons que nous n'avons pas besoin de Gentilly-2 compte tenu que nous avons déjà une capacité suffisante en électricité que la centrale représente seulement 3% de la production. Si on peut utiliser davantage d'énergies renouvelables qui ne comportent pas de risques, je crois que c'est ce qu'on devrait choisir. Pour les travailleurs, le démantèlement de Gentilly-2 va prendre un certain temps et nous avons annoncé un fonds de diversification économique de 200 millions de dollars pour la région qui permettra de développer de nouvelles énergies vertes», a conclu Mme Marois.

