Emploi-Québec, Femmessor-Mauricie, Forum Jeunesse Mauricie et la Conférence régionale des élus (CRÉ) se sont unis pour établir les bases d’un plan d’action régional sur la question qui s’étale sur trois ans.
«Il faut se donner collectivement des moyens pour favoriser une conciliation travail-famille-études. C’est difficile pour les parents de finir de travailler à 17h et d’être au CPE pour la même heure. Une bonne conciliation permet d’améliorer la qualité de vie des employés et favoriser la rétention du personnel», affirme Gérard Bruneau, président de la CRÉ Mauricie.
Des agents de terrain rencontreront bientôt les intervenants économiques, les municipalités et les employeurs pour les sensibiliser sur les bienfaits de la conciliation travail-famille-études. Les personnes ciblées disposeront d’un coffre à outils pour les soutenir dans leurs démarches.
«La réalité du marché du travail a changé. On constate une croissance de la présence des femmes sur le marché, une augmentation des demandes d’horaires flexibles, une population vieillissante nécessitant le soutien de la part de sa famille et les congés parentaux qui sont de plus en plus utilisés par les pères», souligne Geneviève Dallaire, chargée de projet.
«C’est pourquoi on veut favoriser le développement de services de garde atypiques, supporter les projets de répit familial et supporter la consolidation de projets intergénérationnels comme l’aide aux devoirs», ajoute-t-elle.
La première année du projet consistera surtout à sensibiliser les publics ciblés et élaborer le fameux coffre à outils dont la forme n’a pas encore été définie.
«Vu les départs massifs à la retraite, la diminution de la population en âge de travailler et l’arrivée de la relève qui s’avère restreinte, la conciliation répond à des besoins réels. Cela peut même accroître la productivité et une baisse des cas d’épuisement professionnel. La conciliation travail-famille-études est aussi une option intéressante pour attirer du personnel», soutient robert Ricard, directeur régional d’Emploi-Québec.
Les partenaires ont investi 75 000$ dans ce projet.

